Séance du 04/02/2009 à 15h00
Nourrir le monde en 2050
| Animateur : André NEVEU, Membre de l'Académie |
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Introduction : André Neveu
Cette séance est organisée en hommage à notre regretté confrère Joseph Klatzmann. Le premier de tous les problèmes qui se pose à l’humanité est celui des quantités de nourriture dont elle dispose ou disposera pour assurer sa survie. Or la satisfaction de l’ensemble des besoins d’une population mondiale qui doit atteindre 9 milliards d’habitants en 2050, exige que la production agricole double d’ici là. Serons-nous capables de relever ce défi ? L’Académie d’Agriculture a étudié les conditions à remplir pour atteindre un tel objectif. Sachant que, d’après la FAO, les superficies cultivées devraient augmenter au maximum de 8% (soit 120 millions d’hectares) au cours des prochaines décennies, c’est sur l’amélioration des rendements que repose l’essentiel de cet accroissement de la production. Celui-ci passe par : - Des variétés à fort potentiel, - L’irrigation quand elle est nécessaire et possible, - Des apports d’engrais en quantité suffisante, - Une bonne protection des cultures. Mais en raison des effets secondaires sur l’environnement de ces différentes techniques et afin d’assurer un développement agricole durable, il faut mettre au point de nouvelles méthodes agronomiques limitant ces inconvénients, notamment avec des systèmes agro-écologiques adaptés aux divers milieux. En outre la mise en œuvre des avancées techniques proposées s’inscrit dans un contexte économique et politique difficile : - Dans l’agriculture mondiale, s’opposent de plus en plus de très grandes entreprises capitalistes compétitives et une multitude de micro-exploitations paysannes très pauvres donc dépourvues de moyens de production modernes. Or le doublement de la production agricole requerra la participation et la collaboration de l’ensemble des forces productives. - Seule une véritable priorité donnée au développement agricole, tant au niveau international que national, pourra assurer des politiques de prix stables et rémunérateurs, condition impérative pour réaliser l’objectif requis. Si ces politiques s’avèrent insuffisantes ou inefficaces, la tension sur les prix agricoles et sur l’accès à la terre deviendra insupportable et conduira à des dérives dangereuses telles que les défrichements forestiers sauvages ou l’extension d’un néocolonialisme agraire phénomène déjà fort préoccupant. - L’agriculture joue un rôle majeur dans l’équilibre bioclimatique de la terre. Pour cette raison, la nécessaire augmentation des rendements devra se faire avec des techniques qui ne sont pas encore toutes opérationnelles. Il ne faut donc pas relâcher l’effort mondial de recherche agronomique tel qu’il a été initié au milieu du 20ème siècle et qui a permis d’éviter les famines les plus meurtrières. Le rapport établi par l’Académie d’Agriculture sera disponible sur le site de l’Académie |
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André Neveu Membre de l'Académie d'Agriculture, ancien adjoint au Directeur de l'Agriculture et des Collectivités locales de la Caisse nationale de crédit agricole Les voies et les moyens pour accroître la production agricole mondiale |
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François Papy Membre de l'Académie d'Agriculture Augmenter les rendements ? Oui, mais ou et comment ? |
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Claude Béranger et Joseph Bonnemaire Membres de l'Académie d'Agriculture Des limites au développement des productions animales |
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Jean-Claude Pernollet Membre de l'Académie d'Agriculture La multiplicité des usages et des productions d’oléagineux et de protéagineux. Perspectives de la production d'oléoprotéagineux à l'horizon 2030 |
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| Conclusion : Philippe Lacombe, Membre de l'Académie |