Séance du 01/04/2009 à 14h00
Séance controverse sur la Filière bois française
ATTENTION : La séance a lieu au Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, 78, rue de Varenne, 75007 Paris, salle Gambetta
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Introduction : Jean-Paul Lanly, Trésorier perpétuel de l'Académie d'Agriculture
Parmi ses nombreuses activités, l’Académie d’agriculture de France organise des débats publics sur des sujets d’actualité dans ses domaines de compétence. La situation difficile et l’avenir de la filière bois française est à l’évidence une de ces thématiques importantes, et elle a décidé de s’en saisir. Pour ne prendre qu’une illustration des problèmes posés, le déficit de la filière bois nationale est depuis de nombreuses années le plus important (en valeur) de la balance commerciale française (hors produits pétroliers). Il ne cesse de se creuser, et se montait à environ 6 milliards € en 2007. Le Président de la République a d’ailleurs demandé à la mi-décembre à l'ancien ministre de l'agriculture Jean Puech de lui soumettre des propositions pour "aider massivement" la filière bois. Malgré des atouts évidents – ressource abondante et en forte croissance, savoir-faire reconnus, recherches de qualité sur la forêt et le bois, engouement actuel des Français pour l’utilisation du bois dans la construction, ... -, la filière bois française pâtit de maux structurels non moins indéniables : morcellement de la propriété forestière et autres conditions contrariant une mobilisation efficace des bois, absence généralisée d’intégration de la filière, faible compétitivité de nos industries de transformation face à celles des concurrents européens et canadiens, absence de groupe de pression du matériau bois face aux puissants «lobbies» des matériaux concurrents, ... . A cela, il faut ajouter les demandes faites à la forêt de services non marchands qui se sont renforcées au fil des ans, comme celle de la préservation de la biodiversité, venant d’une société aux quatre cinquièmes citadine qui, pour faire simple, aime le matériau bois, mais préfèrerait que les forêts françaises ne soient pas gérées dans le but d’en produire. Les oppositions et tensions sous-tendant la problématique de la filière bois française sont nombreuses. La Section «Bois et forêts» de l’Académie a choisi d’en privilégier deux parmi les plus déterminantes, chacune faisant l’objet de l’une de deux «tables rondes» : La première, intitulée «Forêt réservoir de diversité biologique ou forêt source de développement économique», mettra face à face ceux qui fixent comme priorité essentielle à la gestion des forêts celle du maintien de leur biodiversité, et ceux qui considèrent qu’elles doivent être gérées avant tout pour leur rendement soutenu en matériau bois ; la seconde, «Investir dans l'industrie du bois: est-ce possible ou impossible pour des industriels, des banquiers, des compagnies d'assurances ?» part du constat que les financiers français investissent peu ou pas dans l’industrie française du bois. Elle mettra des industriels qui cherchent à développer la transformation du bois face à des représentants de banques et de compagnies d’assurances. A partir des présentations des tables rondes et des débats, la conclusion de la séance sera tirée par un membre de l’Académie, ancien directeur responsable du secteur forestier au Ministère de l’agriculture et de la pêche. |
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Synthèse de la séance |
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