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N°105 - juin 2025

105
06/2025

Le Mensuel

N°105 / Juin 2025

À ne pas manquer : Cliquez sur un titre pour accéder directement à la rubrique correspondante.

Les infos du mois : Une charte éthique pour l’Académie d’agriculture ; Controverse sur l’élevage intensif durable ; Le plaidoyer pour la transformation des systèmes alimentaires et l’évolution des partenariats entre la France, l’Europe et l’Afrique ; concours Make IT Agri ; Retour du « haricot viande »
Nos rendez-vous du mois de Juin : Les agri-voltaïsmes et l’agriculture ; Ce que les sciences de la vie ont le pouvoir de nous signifier
Prochain colloque : Se nourrir en Méditerranée
En débat : La compétitivité des entreprises agricoles en France
Diffusion des connaissances : Un nouveau rapport, 10 nouvelles fiches encyclopédiques, 4 nouvelles analyses de thèses, 3 analyses d’ouvrages

À LA UNE

Et

Les technologies au service d’une agriculture durable

Par Philippe Gate, membre de l’Académie d’agriculture

C’est la thématique du Grand Prix 2025 de l’Académie des Technologies, coorganisé avec le concours de l’Académie d’agriculture, et qui a été remis le 19 mai à Paris.

Hier, la technologie avait fait ses preuves dans un contexte d’accroissement des rendements
N’oublions pas que c’est grâce aux technologies, en particulier la chimie (les engrais, les pesticides), la génétique et le machinisme que la France est passée d’une position d’importatrice à souveraine. Ce mode de conduite intensif a généré des effets négatifs vis-à-vis des ressources, de la biodiversité et de la santé. Il s’est orienté vers une agriculture raisonnée qui a fait place depuis quelques années à l’agroécologie, retenu comme mode de production cible dans de très nombreux pays dont la France.

Clairement, on ne produira plus demain comme hier car l’agriculture est dorénavant sous de multiples contraintes : règlementaire, pour encadrer les pratiques potentiellement néfastes, et économique, car la France a des concurrents et les agriculteurs doivent pouvoir vivre de leur métier.

Aujourd’hui, les technologies doivent contribuer à accélérer la nécessaire transition agroécologique.
Aujourd’hui, l’agriculture doit continuer à remplir sa fonction nourricière dans un monde plus peuplé, tout en visant la multiperformance avec ses trois composantes : environnementale, sociale et économique, et par conséquent, un impératif de trouver des solutions nouvelles pour :

- maximiser la régulation naturelle/biologique des agrosystèmes par l’agronomie, l’écologie mais aussi les nouvelles technologies,

- trouver des nouveaux intrants alternatifs, des outils innovants pour atteindre cette multiperformance.

Les propos argumentés des experts de la table ronde ainsi que la présentation d’innovations par les startups lauréates ont prouvé que les technologies constituent un levier majeur pour contribuer à une agriculture plus durable. La solution proposée par l’un des deux lauréats montre notamment que les technologies sont capables de renforcer certaines régulations biologiques pour s’affranchir de l’utilisation d’insecticides.

Demain, comment accélérer et mieux accompagner cette transition par les technologies ?
Les technologies proposées se doivent d’être évaluées afin d’estimer leur niveau de contribution à la multiperformance, d’être intégrées dans une approche systémique, multilevier, et prenant en compte la diversité des environnements et des attentes. De ce fait les innovations ne seront plus uniques mais nécessairement composites, en mobilisant un travail aux interfaces des disciplines. En France, la réglementation, le manque de financement et l’aversion aux risques des agriculteurs et des filières apparaissent comme les freins majeurs à la mise à disposition opérationnelle des innovations technologiques.

Pour découvrir les lauréats des prix des technologies 2025 : ici

Technologies for sustainable agriculture

Philippe Gate, member of the French Academy of Agriculture

This question was the theme of the 2025 convention of the Académie des Technologies, co-organized with the Académie d'Agriculture and held on May 19 in Paris.

Yesterday, technology had proved its worth in a context of increasing yields.
Let's not forget that it's thanks to technology, in particular chemistry (fertilizers, pesticides), genetics and machinery, that France has gone from an importer to a sovereign producer. As this intensive crop management has negative side-effects on resources, biodiversity and health, intensive agriculture has moved towards “agriculture raisonnée”, which in recent years has given way to “agroecology”, the production method adopted in many countries, including France.

Clearly, tomorrow we won't be able to produce as we did yesterday, as agriculture is now subject to multiple constraints: regulatory, to control potentially harmful practices, and also economic, as France has competitors and farmers' incomes must enable them to make a living from their business.

Today, its contribution is essential to accelerate the necessary agro-ecological transition.
In the future, agriculture must therefore continue to guarantee its role as a provider of food in a more populated world, while aiming for multi-performance with its three components: environmental, societal and economic, with the consequent imperative of finding new solutions for:

- maximize the biological regulation of agrosystems through agronomy, ecology and new technologies,

- find new alternative inputs and innovative tools to achieve this multi-performance.

The arguments put forward by the experts at the round table, and the innovations presented by start-ups, demonstrated that technology is a major lever for contributing to more sustainable agriculture. In particular, the solution proposed by one of the two prizewinners demonstrated that technologies are capable of reinforcing certain biological regulations, thereby eliminating the need for insecticides.

How can we accelerate and better support this transition through technology?
To sum up, the technologies proposed need to be evaluated in order to assess their level of contribution to multi-performance, and to be integrated into a systemic, multi-lever approach, taking into account the diversity of environments and expectations. As a result, innovations will no longer be unitary but necessarily composite, involving work at the interfaces between disciplines. In France, regulations, lack of funding and risk aversion on the part of farmers and value chains have been identified as current obstacles to the operational deployment of technological innovations.

To discover the winners of the 2025 Technology Awards: here

LES INFORMATIONS DU MOIS

Source : Skills&Co

Une charte éthique pour l’expertise académique

A l’initiative de Marie-Françoise Chevallier-Le Guyader, présidente 2023 de l’Académie, un groupe de travail co-animé par Michel Rieu, a proposé une charte éthique qui a été adoptée le mardi 27 mai par vote des membres de l’assemblée plénière, par 90% de oui, 3% de non, 7% d’abstentions, par rapport aux votants. Cette charte s’appliquera désormais à tous les membres et sera signée par les nouveaux académiciens entrants. Elle est fondée sur deux valeurs, le respect de la science et la responsabilité. Elle rappelle trois principes, le questionnement réflexif, le contradictoire, le dévoilement des liens d’intérêt dans la mise en œuvre de ses travaux.

Pour accéder à la charte éthique : ici

Source : wikimedia

L’élevage intensif en France peut-il être durable ? Quelle conciliation entre producteurs, citoyens et consommateurs ?

Le groupe de travail a rendu son rapport en décembre 2024. Il a été mis en discussion dans les dix sections de l’Académie. Ce rapport a été voté le mardi 27 mai par les membres de l’assemblée plénière, par 66% de oui, 4% de non et 30% d’abstentions. Malgré un vote très largement positif, il ne peut statutairement devenir un avis de l’Académie qui doit être voté positivement par les 2/3 des votes votants. Ce résultat indique que des doutes et des débats sont encore très présents sur l’avenir de l’élevage. Le rapport, qui pose bien l’équation du débat, sera largement diffusé dans les prochains jours en tant que rapport de l’Académie.

Pour accéder au rapport : ici

Source : Cirad

Le plaidoyer pour la transformation des systèmes alimentaires et l’évolution des partenariats entre la France, l’Europe et l’Afrique est voté !

A l’initiative de Marion Guillou, Présidente 2024 de l’Académie, et avec la coanimation de Pape Seck, un groupe de travail a été mis en place, différents séminaires et colloques ont été tenus dont un en partenariat avec l’AFD. Un plaidoyer a été rédigé, mis en discussion dans les dix sections de l’Académie, finalisé en mars 2025. Ce plaidoyer a été adopté le mardi 27 mai 2025 par un vote des membres de l’assemblée plénière, par 72% de oui, 2% de non, 26% d’abstentions, par rapport aux votants. Il devient donc un avis de l’Académie qui sera largement diffusé dans les prochains jours auprès des médias, des pouvoirs publics, du monde académique et économique.

Lien vers la version votée du plaidoyer : ici

Source : Make IT Agri

Concours d’innovations Make IT Agri - 20 juin 2025

La 7ème saison du concours Make IT Agri se clôture le 20 juin par la réunion du jury de sélection qui va auditionner les projets candidats aux prix du concours.

Lien vers le site Make IT Agri : ici

Source : Fonds Collections et Biodiversité

Patrimoine, Pépites, Promesses d’avenir… l’Académie d’Agriculture de France apporte son appui au Fonds Collections et Biodiversité

Le fonds Collection et Biodiversité s’est donné pour mission de retrouver et préserver des espèces anciennes pour diversifier les cultures alimentaires. C’est particulièrement le cas avec le succès renouvelé du « haricot viande » (Phaseolus vulgaris), cette espèce de fabacée riche en protéines, qui a souvent été utilisée en remplacement de la viande.

Ce fonds est désormais officiellement soutenu par l’Académie d’agriculture.

Pour en savoir plus : ici

NOS PROCHAINS RENDEZ-VOUS :
À VOS AGENDAS !

LES SÉANCES ET WEBINAIRES DE L’ACADÉMIE EN JUIN

L’Académie d’agriculture de France organise ses séances publiques en présence dans ses locaux le mercredi de 14h30 à 17h.

Programme complet des séances > ici

Les séances sont également diffusées en direct sur la chaîne YouTube > ici

Source : INRAE

« Les agri-voltaïsmes et l’agriculture » - mercredi 4 juin 2025 à 14h30

Le secteur agricole représente déjà 13% de de la production d'électricité photovoltaïque de France, avec plus de 50 000 exploitations équipées. La séance visera à analyser le développement actuel de l’agrivoltaïsme et des différents enjeux pour l’avenir, sur les plans environnemental, économique, agronomique, énergétique, sociétal.

Consulter le programme de la séance : ici

Source : Pixabay

Ce que les sciences de la vie ont le pouvoir de nous signifier - mercredi 18 juin 2025 à 14h30

Que nous signifient les sciences de la vie ? Comment définissent-elles et se représentent-elles la vie ? Cette séance a pour objet de réfléchir à l’appellation « sciences de la vie » et sur les questions d’ordre anthropologique, philosophique et épistémologique que cette appellation soulève afin de mieux en explorer les contours, les contenus et les positionnements.

Et quand les sciences de la vie s’intéressent particulièrement à l’agriculture et donc au pilotage du vivant au sein d’agro-systèmes, comment penser l’évolution des techniques et son impact sur la production des savoirs ?

Consulter le programme de la séance : ici

COLLOQUE À VENIR

 

Conférence Parmenidès XI - Se nourrir en Méditerranée

« Alimentation en Méditerranée : héritages, défis et trajectoires d’avenir » - 17 au 19 juin 2025, CIHEAM-IAM Montpellier

Pour ce 11e colloque Parmenidès, le CIHEAM et le Groupe inter-académique pour le développement (GID), avec le soutien de l’Académie d’agriculture et de l’Académie des sciences, traitera des principaux enjeux pour l’avenir de l’agriculture et de l’alimentation de la région méditerranéenne : l’agroécologie et la sécurité alimentaire, l’irrigation et l’avenir de l’agriculture méditerranéenne, la souveraineté alimentaire, les prix agricoles et alimentaires, la diète méditerranéenne et la transition alimentaire.

Pour Consulter le programme et s’inscrire : ici

EN DÉBAT

Source : Laurent Piet (INRAE)

La compétitivité des entreprises agricoles en France : comprendre les enjeux

Constant Lecoeur, Académie d’agriculture de France

Après une forte actualité de l’Académie d’agriculture en mai sur ce sujet, avec une séance publique le 7 mai et une mini-série d’agrowebinaires ces trois dernières semaines, nous avons souhaité relayer le débat sur les différents enjeux de la compétitivité des entreprises agricoles qui ont été discutés dans la récente série des webinaires.

Qu’entendons-nous par compétitivité des exploitations agricoles ? Chaque année, le service central d’études statistiques du ministère chargé de l’agriculture dresse les comptes de l’agriculture pour indiquer l’état de santé du secteur. Les crises sporadiques du monde agricole interpellent les pouvoirs publics quelles qu’en soient les causes, aléas climatiques, chute ou excès de production, hausse des coûts des intrants, baisse des prix… pour prendre les facteurs essentiels. De quels coûts de production s’agit-il et avec quelle évolution ? In fine, quel revenu les ménages agricoles tirent de leur exploitation ? Comment comprendre ces sauts et soubresauts du revenu et les expliquer ? Qu’est-ce qu’être compétitif ? Comment l’exploitant agricole tire de son expérience et de celle des autres sa propre stratégie ?

Le revenu agricole : quand le chiffre d’affaires ne fait pas toujours la compétitivité
Laurent Piet et Vincent Chatellier (INRAE), dans un premier temps, ont permis, par leurs interventions, de mieux comprendre de quoi parlons-nous pour revenu et compétitivité. Compétitivité, c’est se comparer à d’autres résiliences avec différentes dimensions de la performance : économique, sociale et environnementale. Revenu agricole, de quoi parlons-nous, celui de la branche ou celui de l’entreprise ? Pour cette dernière, comment s’arbitre la répartition entre entreprise et ménage, entre maintenir le capital productif (investissement) et assurer la consommation du ménage (prélèvements privés) ? Les deux chercheurs font le choix d’un indicateur de la rémunération du travail potentielle : le revenu courant avant impôt (RCAI) soit le revenu disponible pour assurer les prélèvements privés et l’investissement autofinancé. Vincent Chatellier illustre ce RCAI/ unité de travail annuel non salariée selon les systèmes de production. Des comparaisons du RCAI/UTA non salarié sont ainsi possibles entre systèmes : céréalier très aléatoire (33500 €) contre celui des grandes cultures, le meilleur (59400 €) ou de la viticulture, le plus régulier (54600 €) ou encore de bovins viande moins aléatoire (21300 €). En conclusion, Vincent Chatellier montre le besoin d’être rigoureux dans les méthodes de traitement des revenus agricoles, leur non-dégradation dans le temps, les écarts importants entre productions et selon les régions, leur dépendance aux aides directes. Il convient cependant de ne pas nier la situation de concurrence mais aussi le développement de formes multi sociétaires que connaît la France.

Une diversité de situations à accompagner de manière différenciée
Un deuxième webinaire a permis d’exposer les résultats de différents systèmes de production suivis par des instituts techniques, avec Adèle Samson de l’ITAVI, Yannick Carel d’Arvalis et Franck Lavédrine de l’Institut de l’élevage. Chacun a exprimé la nécessité de s’appuyer sur des réseaux régionaux de ferme de référence pour une approche systémique, permettant de construire des cas-types pour identifier des leviers de compétitivité. En atelier d’élevage, le coût de la main d’œuvre se révèle important. Par exemple, par litre de lait, la robotisation de la traite permet de gagner en productivité mais surtout en pénibilité avec report de temps passé sur le suivi sanitaire et celui des autres intrants. De même pour le secteur céréalier, on observe une forte variabilité du RCAI/UTA non salariée. Grâce à l’observatoire mené avec CER France et Unigrains, il ressort une productivité du travail nécessaire supérieure à 1000 t/UTA, la recherche de la maîtrise des charges dont celle de la mécanisation. La robustesse du système adopté rend plus performant.

Penser l’avenir vers plus de collectif, de réduction des charges et de résilience face au changement climatique
Enfin, le dernier webinaire a permis un partage d’expériences pour la mise en place d’une stratégie d’entreprise, avec Jacques Mathé, économiste rural, et Christian Rousseau, exploitant agricole membre de l’Académie. De ces échanges, nous retenons le besoin d’une logique de projet avec une agriculture de plus en plus diversifiée mais aussi soumise à des contraintes aléatoires. Quelques clés sont à considérer : comment libérer du temps en s’associant ? Comment réduire ses coûts de production, en intrants comme en mécanisation ? Comment adopter des systèmes de cultures confortant la qualité des sols ? Comment développer la biomasse sur son sol ? Comment développer l’autonomie des exploitations en décarbonant les process avec quatre finalités, celles de la qualité du travail, de la production alimentaire, de la contribution à l’énergie et du management de l’environnement ? Chacun a montré le besoin de s’enrichir d’expériences et d’examiner les chemins du possible avant de prendre la décision ménageant l’avenir de l’entreprise et un choix de vie.

En conclusion, il est important de rappeler que face à la complexité de plus en plus grande des contextes économiques, sociaux et environnementaux, il reste impérieux que l’exploitation agricole soit compétitive. Comment considérer cette compétitivité dans les politiques publiques, dans les projets agricoles de territoires, dans les négociations commerciales, en France et à l’international… pour que l’avenir de l’agriculture en France s’inscrive dans les besoins de transformation des modèles agricoles actuels ? Souhaitons que les réflexions engagées sur la politique agricole commune post-2027 n’éludent pas ce débat à poursuivre.

Pour retrouver les vidéos replay de la mini-série Compétitivité des entreprises agricoles : ici

Pour retrouver la vidéo replay de la séance publique du 7 mai : Ici

LES PRÉCÉDENTES SÉANCES
DE L’ACADÉMIE

À VOIR OU REVOIR

Les séances de l'Académie d’agriculture de France sont diffusées, en direct puis en différé, sur sa chaîne YouTube, à laquelle il est conseillé de s'abonner.

Accéder à la chaîne > ici (choisir la playlist « Séances hebdo »)

Source : Photo de Ricardo Gomez Angel sur Unsplash

« Pour une gouvernance foncière agricole rénovée, intégrée et décentralisée - Présentation du rapport du groupe de travail » - 28 mai

Cette séance a permis de discuter le rapport du groupe de travail « Gouvernance foncière », qui fait suite à trois ans de travail, dont de nombreuses auditions d’acteurs de la gouvernance foncière, des agriculteurs aux élus en passant par les responsables d'organismes compétents.

Ont ainsi été abordés dans cette séance les évolutions majeures de la régulation foncière dans les années 1945-2000, le sens renouvelé des mots « foncier agricole » et « gouvernance » ; le diagnostic sur la gouvernance foncière actuelle, et des propositions pour une gouvernance foncière rénovée.

Revoir la séance : ici

Source : CNRS

« Sous la forêt, des structures agraires en Amazonie et en Europe ! Connaissances, questions » - 21 mai

Cette séance a permis d’examiner le renversement des connaissances et ses conséquences sur notre compréhension des écosystèmes, du fait de l’observation des structures agraires anciennes selon une approche interdisciplinaire. Des exemples en Amérique du sud et en Europe rendent compte de l’intérêt à comprendre les morphologies agraires (habitats, voies, parcellaires, systèmes irrigués) pour des périodes anciennes précédant l’installation du couvert forestier, de l’ordre du millénaire pour les exemples tropicaux, plus ancien encore pour l’Europe.

Revoir la séance : ici

Source : INRAE

« Les virus à nouveau d’actualité en grandes cultures » - 14 mai

Après la présentation de l’état de la situation actuelle des infestations de virus en grande culture, cette séance a été l’occasion d’évoquer les progrès récents dans la compréhension des interactions plante-virus-pucerons. Ont été discutées les nouvelles pistes de lutte contre les pucerons vecteurs des jaunisses de la betterave explorées dans le cadre du Programme national de recherche intégrée (PNRI) et les perspectives de diversification des sources de résistance à des virus et d’optimisation de leur déploiement.

Revoir la séance : ici

Crédit : Pixabay

« Le revenu des agriculteurs en France : évolutions, dispersion et perspectives » - 7 mai

Cette séance a permis de présenter une analyse factuelle des évolutions et des écarts de revenus des agriculteurs en France, en abordant cette thématique sous un double prisme économique et sociologique. Sur le plan économique, une analyse chiffrée a exploré la dynamique de long terme des revenus agricoles, par filière, ainsi que leur variabilité à court et moyen terme, en les comparant à l'évolution du pouvoir d’achat des ménages français et aux performances des entreprises individuelles.

Sur le plan sociologique, la séance a questionné le rôle et l’importance du revenu dans le malaise actuel en agriculture.

Revoir la séance : ici

Source : ministère chargé de l’Agriculture

« EGALIM : quel terrain d’atterrissage ? » - 30 avril

Cette séance a débattu du bilan de l’efficacité des lois Egalim et des suites à donner pour poursuivre la sécurisation de la juste rémunération des agriculteurs lors des négociations commerciales rendues plus objectives entre producteurs, transformateurs et distributeurs.

Revoir la séance : ici

Source : Inrae

« Le cycle de l’eau bousculé par les changements climatiques Que sait-on ? Comment agir dans la concertation ? » - 9 avril

Sécheresses et crues plus fréquentes, plus violentes et plus longues : ces épisodes déjà ressentis seront probablement encore accentués dans le futur. Avec pour conséquences une diminution de la ressource en eau et un risque accru d’inondation, avec une grande disparité en fonction les territoires métropolitains.

Cette séance a fait un point des connaissances les plus récentes dans ces domaines, et a proposé une analyse des dispositifs actuels de conciliation entre les différents usages de l’eau.

Revoir la séance : ici

Source : Académie d’agriculture de France

« Quelles politiques pour le système agroalimentaire de la France et de l’UE, dans un monde en mutation rapide ? » - 2 avril 2025

Dans un contexte de tensions et de menaces multiples, à l’échelle nationale et internationale, quelle vision doit-on avoir pour le secteur agroalimentaire à moyen et long terme ? Les objectifs économiques, environnementaux et sociétaux s’excluent-ils mutuellement, ou y a-t-il des arbitrages raisonnables à trouver ?

La séance a fait suite à la publication de la feuille de route de la Commission pour un secteur agricole et agroalimentaire européen prospère et de la nouvelle loi d’orientation agricole en France.

Elle a permis de partager la vision à moyen et long terme pouvant ainsi éclairer les discussions à venir dans la construction de la future PAC à l’horizon 2027.

Revoir la séance : ici

LA CHAÎNE VIDÉO DE L’ACADÉMIE POUR REVOIR LES SÉANCES ANTÉRIEURES

Toutes les séances de l’Académie sont diffusées en direct sur la chaîne YouTube de l’Académie. Elles sont gratuites, sans inscription. Vous avez raté une séance, un colloque ou une intervention ?

Aujourd’hui, vous pouvez la visionner au moment où vous êtes disponible. De plus, vous pouvez faire connaître cette vidéo aux personnes concernées par le thème des interventions et des débats.

Pour vous abonner à la chaine vidéo gratuitement, cliquez ici

DIFFUSION DES CONNAISSANCES

LES AVIS, RAPPORTS ET NOTES ACADÉMIQUES

Les Avis, Rapports et Notes académiques sont les synthèses de travaux collectifs issus de l’Académie d'agriculture de France ou communs à plusieurs Académies.

> Accéder aux Avis et Rapports

> Accéder aux Notes académiques

Rapport « L’élevage intensif en France peut-il être durable ? Quelle conciliation entre producteurs, citoyens et consommateurs ? »

Au sommaire :
- Quelques définitions pour préciser l’objet du débat
- Des évolutions divergentes de la production et de la consommation
- Des aliments riches mais à ne pas consommer en excès
- L’image de l’élevage et des éleveurs
- Les élevages intensifs sont indispensables, mais ils doivent évoluer
- Établir un diagnostic des services rendus par les systèmes intensifs
- Établir un diagnostic de la non durabilité (des « disservices ») des systèmes intensifs
- Propositions de trajectoires de progrès pour les systèmes intensifs
- Propositions d’évolutions vers un élevage mieux intégré au territoire
- Conclusion : trouver des trajectoires consensuelles d’évolution des élevages intensifs en France

Et le sujet faisant controverse, les avis complémentaires des sections « Sciences humaines et sociales » et « Environnement et territoires » sont inclus en fin de rapport.

Pour accéder au rapport : ici

LES ANALYSES DE THÈSE

Vous venez de passer votre thèse, manifestez-vous ! Vous pourrez alors candidater pour une médaille d’argent-Dufrenoy. Contactez, pour ce faire :
Anne-Marie Hattenberger (am.hattenberger.alfort@wanadoo.fr)

> En savoir plus sur les thèses

- Thèse de Kenji Maurice : « Structuration des communautés et des réseaux microbiens des sols et des plantes dans un écosystème aride »
Thèse analysée par Dominique Laborde, membre de l’Académie d’agriculture de France
Directeurs de thèse :
- Marc Ducousso, directeur de recherche, Cirad
- Marc-André Sélosse, professeur, Muséum national d’histoire naturelle
« Cette thèse a permis d’améliorer la compréhension de l’assemblage et de la structure du microbiote du sol et des plantes dans un écosystème désertique encore peu connu » selon Dominique Laborde.

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- Thèse de Morgan Jenatton : « Manger bien dans un monde qui va mal. Écologie politique ordinaire dans les filières pain en Ardèche et tortilla au Chiapas »
Thèse analysée par Bruno Hérault, membre de l’Académie d’agriculture de France
Directrices de thèse :
- Claire Lamine, directrice de recherche INRAE, Avignon
- Helda Moralès, EI Colegio de la Frontera Sur, Departemento Agricultura, Sociedad y Ambiante
« Dans cette excellente thèse, fondée sur des analyses historiques et ethnographiques, l'auteur montre comment les mangeurs façonnent une ''écologie politique du quotidien'' pour faciliter l’accès à une alimentation durable » selon Bruno Hérault.

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- Thèse de Béra Ley-Ngardinal : « Analyse des réponses et de la mémoire de l’hortensia (Hydrangea macrophylla L.) à des spectres lumineux et des stimulations mécaniques, potentiels traitements alternatifs aux retardateurs de croissance chimiques »
Thèse analysée par Françoise Corbineau, membre de l’Académie d’agriculture de France
Directrice de thèse : Nathalie Leduc, professeure, Université d’Angers
Co-directeurs de thèse :
- Hanaé Roman, responsable recherche et développement, Hortensia France
- Vincent Guérin, ingénieur de recherche INRAE
« Des traitements mécaniques ou lumineux peuvent remplacer les nanifiants chimiques de synthèse pour la production d’Hortensia ! » selon Françoise Corbineau.

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- Thèse de Nathan Morsel : « Les systèmes agro-pastoraux autonomes : élevage et agroécologie en régions de moyennes montages et de piémont méditerranéen »
Thèse analysée par Charles Dereix, membre de l’Académie d’agriculture de France
Directeur de thèse : Hubert Cochet, professeur, AgroParistech
Co-encadrant : Nadège Garambois, maîtresse de conférence, AgroParisTech
« Le système agropastoral économe que décrit Nathan Morsel recentre l'élevage sur les ressources végétales des parcours et ouvre une nouvelle voie conciliant production alimentaire, emplois agricoles et préservation des milieux et des paysages » selon Charles Dereix.

> Pour consulter l’analyse des thèses

L’ENCYCLOPÉDIE

L’encyclopédie présente des fiches synthétiques traitant d’un sujet. Elles prennent trois formes : les fiches « Questions sur… » qui développent un sujet complet sur quatre pages, les fiches pédagogiques « Repères » basées sur des chiffres, ou de courtes vidéos.

L’encyclopédie s’enrichit en permanence de nouveaux contenus.

Pour en savoir plus sur l’ensemble de l’encyclopédie, consulter la Table des matières des documents

LES OUVRAGES PRÉSENTÉS
PAR L’ACADÉMIE

Vous avez apprécié un ouvrage. Pour qu’il puisse paraître dans ce chapitre, contactez Christine Ledoux (christine.ledoux@academie-agriculture.fr)

Les ouvrages présentés sur le site Internet de l’Académie d'agriculture ont été lus très attentivement par un académicien. Vous disposez ainsi d'une présentation qui vous permettra de mieux appréhender son contenu et connaître tout ce qu'il peut vous apporter.

> Lire les présentations d'ouvrages

 

Marguerite de Flandre et la vigne : Le clos de Germolles, un domaine viticole en côte chalonnaise au service du pouvoir princier (1379-1429) (Christine Delgado)

Publication de l’Association des Amis du château de Germolles

Cet ouvrage retrace l’histoire d’un domaine viticole au Moyen-Âge appartenant à Marguerite de Flandre, épouse de Philippe le Hardi, frère du roi de France Charles V.

À partir de très nombreuses archives, l’ouvrage relate, outre l’histoire du territoire bourguignon à cette époque, le mode d’exploitation du domaine, la structuration du vignoble et ses performances technico-économiques. Il constitue une contribution exemplaire à l’histoire du vignoble bourguignon.

Présentation de la note de lecture par Jean-Marie Pierre-Guy : ici

 

Praedium Rusticum : Délices et richesses de la campagne au grand siècle en Languedoc (Jacques Vanière, traduit par Henri Barthès)

Publication « Le Chameau malin » et la « Société archéologique scientifique & littéraire de Béziers »

Cet ouvrage permet de rendre accessible, trois siècles après son édition originale en latin, l’œuvre du jésuite Jacques Vanière, par sa traduction française commentée.

Il représente une vaste fresque de la vie à la campagne, rédigée sur le modèle des « Géorgiques » de Virgile. Ce retour sur le passé présente un véritable intérêt historique, mais également un intérêt technique sur les méthodes de l’époque, et un intérêt littéraire dans sa forme d’expression.

Présentation de la note de lecture par Jean-Marie Pierre-Guy : ici

 

Nature et préjugés : Convier l’humanité dans l’histoire naturelle (Marc-André Sélosse)

Éditions Actes Sud

Cet ouvrage vise tout autant la vulgarisation des connaissances scientifiques en sciences naturelles que la diffusion d’idées philosophiques sur la dynamique de la relation homme-nature.

Après un chapitre de rappel de connaissances, l’ouvrage propose dix essais, allant des interdépendances de l’homme et de la nature aux façons de mieux gérer les activités humaines au sein de l’environnement, et de la prise en compte des différences biologiques entre les êtres vivants, y compris au sein des humains, à l’importance du partage d’une culture collective, en particulier scientifique.

Présentation de la note de lecture par Michel Dron : ici

LES SERVICES DE L'ACADÉMIE

Le fonds documentaire de l’Académie

Le fonds documentaire de l’Académie est riche de près de 40 000 ouvrages complétés par les archives manuscrites de nombreux académiciens. Il rassemble la totalité des publications de la Société royale d’agriculture depuis 1761, puis de l’Académie après 1915 : périodiques (mémoires, bulletins, comptes rendus) et ouvrages édités par la Compagnie.

Les principales collections font l’objet de numérisation grâce à un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France (BNF). Elles sont consultables en ligne et permettent une recherche par reconnaissance des caractères.

Enfin les titres disponibles et consultables sur rendez-vous à la bibliothèque de l’Académie sont catalogués grâce au logiciel KOHA sur le site https://bibliotheque.academie-agriculture.fr/. À ce jour, 3 939 titres sont répertoriés.

> En savoir plus

La location des salles historiques de l’Académie

Situées au cœur de Paris, 18, rue de Bellechasse - 7e arrondissement, ces salles peuvent être réservées pour des réunions.

Pour ce faire, deux possibilités :

- Réserver via notre prestataire EasyRéunion : http://www.easyreunion.fr/

ou

- Réserver en sollicitant directement l’Académie : contact@academie-agriculture.fr

Le Mensuel est une publication de l’Académie d’agriculture de France

Directeur de la publication : Chantal Gascuel
Rédacteur en chef : Philippe Prévost

Comité de lecture : Jean-Louis Bernard, Jacques Brulhet, Yves Brunet, Michel Candau, Marie-Françoise Chevallier-Le Guyader, Chantal Chomel, Michel Dron, André Fougeroux, Chantal Gascuel, Marion Guillou, Anne-Marie Hattenberger, Jean-Jacques Hervé, Constant Lecoeur, Patrick Ollivier, Christian Saber, Nadine Vivier, Guy Waksman

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