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Apports de l’observation spatiale du cycle de l'eau continental pour des études climatiques

22/05/2013 à 15h00
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Si à l’échelle globale, le couplage du bilan radiatif (atmosphère-espace) avec les bilans d’énergie et de masse de l’atmosphère en liaison avec les bilans des interfaces océans et continents, donne des éléments de réponses consistants, seuls les modèles de circulation générale (GCM) peuvent traduire au mieux des connaissances récentes, les grandes variations climatiques du globe, et peuvent aussi tenter d’établir des prédictions futures au niveau des échelles relatives aux grandes régions. L’incertitude, en particulier en ce qui concerne le cycle de l’eau à ce niveau, reste grande. Aussi il semble très important de prendre connaissance de ce que les observations spatiales apportent comme informations engrangées depuis déjà trente ans. Le suivi spatio-temporel de nombreux éléments de ce cycle, associé à des progrès de fiabilité, de sensibilité, mais aussi de calibration, d’inter comparaison des instruments, sans oublier les progrès des modèles d’interprétations de ces données qui sont de plus en plus performants, conduisent à une évolution rapide de ces différentes données disponibles ainsi que de leurs qualités. Ces données sont devenues indispensables pour interpréter les tendances, régionales ou mêmes plus locales, dans leur évolution actuelle. Ces données d’observations informent d’une réalité qui permet de revoir et probablement d’améliorer à terme les schémas au sein des modèles de circulation générale. Cette recherche constante d’une vérité terrain, adaptée aux échelles spatio-temporelles des modèles climatiques, est devenue le maillon indispensable des avancées et pronostics futurs de bonne fiabilité. Cette séance permettra d’aborder les précipitations, données de base pour analyser le cycle de l’eau. Puis, compte tenu de ces apports, une analyse des différents compartiments (atmosphère, océan, continent et différentes échelles de bassin) sera présentée en fonction des moyens disponibles et illustrée par des exemples. Enfin une question sensible sera abordée, celle du sahel et de son évolution vers, non pas une désertification, traditionnellement annoncée, mais bien plutôt tout au moins actuellement vers un certain reverdissement.

Introduction
Yves Brunet
Exposé(s)
L’estimation des précipitations depuis l’espace : le commencement de l’ère GPM.
Rémi Roca , OMP/LEGOS
Contributions des approches multi-satellites à l’étude du cycle de l’eau.
Philippe Maisongrande , CNES - Chercheur au LEGOS
Sahel, entre désertification et reverdissement : le point sur une controverse
Cécile Dardel, Doctorante CNES