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Comment favoriser les processus d’adaptation des espèces forestières au changement climatique ?

03/10/2018 à 14h30

Le réchauffement en cours du climat devrait entraîner d'importantes modifications de plusieurs paramètres déterminants pour la survie et la croissance des espèces forestières, notamment en ce qui concerne les valeurs moyennes et les extrêmes de températures et de pluviométrie. En conséquence, les aires climatiques favorables aux espèces forestières sont appelées à se déplacer en latitude et/ou en altitude et ce mouvement semble déjà amorcé, comme c’est par exemple cas du chêne vert dans le sud-ouest. Face à ces changements, les espèces d’arbres forestiers sont dotées d’une certaine plasticité phénotypique, mal connue, et de possibilités d’évolution génétique sous pression de sélection. Elles ont aussi des capacités de migration, parfois à grande distance, grâce à la dispersion de leurs graines et de leur pollen. Cependant, les changements environnementaux annoncés pourraient se produire à une vitesse nettement supérieure aux capacités connues d’adaptation, et même de migration, des espèces forestières.

Scientifiques et gestionnaires se demandent donc si des interventions humaines, éventuellement de grande ampleur, ne seraient pas nécessaires pour favoriser une meilleure adaptation des populations d’arbres forestiers aux changements climatiques annoncés. 

La séance visera à présenter les connaissances disponibles grâce à l’intervention de trois chercheurs de l’INRA, et à discuter les applications auxquelles elles pourraient conduire en donnant le dernier mot au service de recherche-développement des forêts publiques, l’ONF.

Exposé(s)
Changements évolutifs chez les chênes au cours de changements environnementaux
Antoine KREMER
Différentes échelles de structuration dans l’espace des adaptations locales
Caroline SCOTTI-SAINTAGNE, Ingénieure de recherche, INRA Avignon
Vers une gestion efficace et explicite de la variabilité génétique en populations artificielles et naturelles: une stratégie nécessaire pour maintenir les capacités d’adaptation des espèces forestières
Leopoldo SANCHEZ-RODRIGUEZ, Chargé de Recherche HDR INRA Orléans
Conclusion
Myriam LEGAY (ONF, département recherche – développement -innovation) : point de vue de gestionnaire )
Synthèse de la séance