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Pourquoi les espèces locales ou introduites se mettent elles à pulluler ?

01/03/2017 à 14h30
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Certaines espèces, pour des raisons diverses, ont tendance à proliférer. En  biologie des populations, on parle de prolifération ou de pullulation à propos d'une espèce qui se reproduit abondamment dans un environnement donné. On parle d'espèce invasive quand il y a prolifération excessive d’une espèce introduite dans un nouveau milieu. Mais toutes les proliférations/pullulations de populations, quelle que soit leur origine, autochtone ou exogène, ne nous posent pas systématiquement de problèmes. Savoir si elles en causent en écologie relève de jugements de valeur qui font l’objet de débats sociétaux (cf la question des invasives).

Par contre, la pullulation de certaines espèces  affecte directement nos économies et notre santé, et on cherche à s’en prémunir… C’est le cas notamment pour les ravageurs des cultures, et pour toutes les espèces qui sont considérées, à tort ou à raison, comme des nuisances.  Des sommes considérables sont ainsi dépensées pour les contrôler, le plus souvent par l’emploi de biocides.

On peut penser qu’une meilleure connaissance des mécanismes qui sont à l’origine des pullulations de certaines espèces pourrait être utile afin de mieux les contrôler. Certains de ces mécanismes sont déjà en partie connus, que ce soit des mécanismes liés aux facteurs climatiques, ou des mécanismes liés à la biologie des espèces. D’autres mécanismes sont encore peu explorés, notamment ceux qui font intervenir des déterminants génétiques.
L’objet de cette séance est donc de faire le point sur les différentes connaissances acquises sur ce phénomène de prolifération, afin d’explorer des pistes potentielles de mesures de contrôle alternatives.

Exposé(s)
Facteurs écologiques et biologiques des pullulations
Jacques TASSIN, CIRAD
Pourquoi les espèces locales ou introduites se mettent elles à pulluler ? Le cas des plantes adventices des grandes cultures
Henri DARMENCY, Bruno CHAUVEL et Valérie LE CORRE , INRA Dijon
Rôle de l’évolution dans la prolifération des espèces introduites et locales
Arnaud ESTOUP, INRA Montpellier et Ruth HUFBAUER, Colorado State University
Conclusion