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Arnaud Indiana

23/10/2018

Bonjour,

Suite à votre demande sur twitter, je vous transmets les arguments par mail.

Après lecture de la proposition de l’Anses  et de votre réponse à cette proposition, je me permets de vous faire quelques remarques en toute bienveillance en ce qui concerne les arguments que vous utilisez.

Il semble que vous ayez oublié beaucoup de points dans votre "Point de vue d'académiciens...". Exemple : avant "est encore difficile à cerner en pratique" il y a "bien caractérisée en psychologie expérimentale". Le fait que l’attente soit bien caractérisée en psychologie expérimentale suffit pour l’intégrer dans la proposition de définition. Il ne reste plus qu’à trouver des techniques pour la cerner en pratique. Votre phrase induit donc le lecteur en erreur et l’incite à penser qu’il n’y a pas vraiment de bases scientifiques à l’attente.

Il semble aussi que vous oubliiez que le travail de l'Anses est soutenu par nombre de publications scientifiques en biologie/éthologie/psychologie(…). Elles citées dans leur proposition. Dans votre réponse, vous ne faites que donner un avis non étayé par la science ou au moins par des citations de publications scientifiques soumises à comité de lecture. Il faut aussi rappeler que l'expérience personnelle n'a pas de valeur d'un point de vue scientifique. Pour reformuler, un avis non étayé par la science n’a pas de valeur face aux faits actuels vérifiés par la méthode scientifique. Par exemple, vous parlez d'anthropomorphisme et de détournement d'une sémantique utilisée pour les humains sur les animaux. Mais dès lors que cette sémantique est justifiée par les travaux scientifiques cités par l'Anses, je ne vois pas de problème à l'utilisation de ces mots sur les animaux non-humains.

Dans les deux articles, la distinction entre homme et animal est toujours faite. Or cela n'a aucun sens étant donné que l’homme est un animal, s’il faut le rappeler. Pour ne pas tromper ceux qui ne le savent pas, je propose d’utiliser « animaux humains » et « animaux non humains » respectivement à la place de hommes et animaux. Je pense que pour un temps cela pourrait contribuer dans le futur à ce que le grand public ne mette pas de frontière arbitraire entre une espèce d’animaux (animaux humains) et les autres espèces d’animaux (animaux non humains).

Vous dites "ne permet pas de conclure à l'existence d'une conscience morale chez les animaux". Sauf erreur de ma part, à aucun moment l'article de l'Anses ne parle de conscience morale et par conséquent ne conclut cela.

Dans l’attente de vous lire.

Cordialement,

Arnaud Indiana

Réaction au "Points de vue d'académiciens" intitulé : Bien-être animal : attention aux malentendus ! https://www.academie-agriculture.fr/publications/publications-academie/points-de-vue/bien-etre-animal-attention-aux-malentendus