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Nombre d’espèces d’insectes potentiellement nuisibles aux cultures introduites en France métropolitaine pour les trois périodes de référence

L'opinion répandue...

« Les ravageurs des cultures sont bien connus et il ne faut utiliser contre eux que des moyens de contrôle à faible impact environnemental. »

L'analyse de l'Académie :

« Si l’on peut s’accorder sur le choix de moyens de contrôle à faible impact (lorsqu’ils existent), si les ravageurs traditionnels sont assez bien connus, le rythme des introductions d’insectes nouveaux, dont certains sont potentiellement nuisibles ou nuisibles prouvés, s’accroit de façon inquiétante, directement corrélé avec la fréquence des échanges internationaux et leur origine géographique. Ces introductions remettent en cause les stratégies de protection des cultures et nécessitent de reconsidérer les différents moyens à mettre en œuvre. C’est ainsi que la protection biologique contre les ravageurs mise au point sous serre a été remise en cause par les introductions successives de Frankliniella occidentalis, de Bemisia tabaci et plus récemment de Tuta absoluta. La mise au point d’un moyen de contrôle quelconque (biologique, chimique, mécanique...) étant généralement longue et couteuse, il conviendrait de conserver disponible une palette de moyens suffisamment large afin de pouvoir parer aux fréquentes situations d’urgence. Les difficultés à endiguer certains ravageurs d’introduction récente en témoignent : Le lépidoptère Paysandisia archon (introduit vers 1995) et le charançon Rhynchophorus ferrugineus (2006), destructeur des palmiers ; La chenille mineuse Tuta absoluta dommageable aux Solanacées (2007) ; La mouche polyphage Drosophila suzukii (2010)…. »

Source documentaire :

MARTINEZ M., GERMAIN J.F., STREITO J.C., (2014)

Actualités entomologiques. Nouveaux insectes ravageurs introduits en France métropolitaine

Date de rédaction :

Novembre 2017

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