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BERNARD Jean-Louis

09.03.R01 : Les livraisons d’engrais minéraux en France (1886-2025)

L'opinion répandue...

« L’utilisation des engrais chimiques par l’agriculture sur notre territoire national est encore excessive. »

L'analyse de l'Académie :

     Bien que l’importance du phosphore pour les végétaux ait été reconnue vers 1820, l’utilisation des engrais phosphatés n’a véritablement décollé en France qu’après 1870. D’abord limité au nitrate de soude importé du Chili et au sulfate d’ammoniaque récupéré du gaz de ville, l’emploi des engrais minéraux azotés qui ne s’est développé qu’une fois maîtrisés les procédés de synthèse industrielle de l’ammoniac. Après 1950, les livraisons d’engrais minéraux à l’agriculture accompagnent l’augmentation du rendement des grandes cultures (céréales à paille, maïs, betterave, oléagineux, protéagineux...).
     Depuis le début des années 1980, l’utilisation des engrais phosphatés et potassiques a stagné avant de diminuer de façon drastique pour revenir au cours des dernières campagnes à son niveau des années 1950. De son côté, l’azote a baissé de plus de 30 % par rapport au maximum atteint vers 1990. Une régression limitée qui reflète son importance pour la formation du rendement des cultures.
    À noter que le recul des apports d’éléments nutritifs provenant de fertilisants d’origine minérale n’est pas compensé par la fertilisation organique.
     Les bilans de fertilisation (entrées-sorties) sont déficitaires dans les régions céréalières, particulièrement pour le phosphore. 

Source documentaire :

UNIFA

Date de rédaction :

Actualisation en 2025

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon 09.03.r01_livraisons_engrais_mineraux_france_1886-2025.pdf

09.04.Q04 : Numérique en agriculture : quels niveaux d'autonomies française et européenne ? Le point en 2025

     Le Net apporte, en positif, les logiciels de gestion des cultures, des élevages et de la comptabilité, qui sont des moyens pour les producteurs de se réapproprier leur métier.
Mais le numérique a des côtés sombres : faute d'expérience ou de formation, les agriculteurs utilisant des applications numériques, se retrouvent dans des impasses quand ils ne peuvent faire appel à un humain au téléphone. De même, les alertes lancées en permanence par les robots de traite et reçues sur les smartphones sont source de stress.
Il n'en reste pas moins qu'un certain nombre d'agriculteurs sont devenus reconnus sur le web comme producteurs de vidéos très bien faites

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon numerique_en_agriculture.pdf

09.04.R01 : Les surfaces cultivées sans labour en France

Opinion répandue...
« Le labour reste une pratique fondamentale pour les grandes cultures. »
Notre analyse
« Expérimentées en France depuis les années 1970, les cultures implantées sans labour progressent régulièrement et sont en passe de devenir majoritaires en grandes cultures.
En fonction du matériel adopté, des cultures pratiquées, des types de sol et de l’organisation des exploitations, les méthodes de culture sans labour vont des techniques culturales simplifiées au semis direct, souvent associées à des couverts végétaux permanents.
Cette évolution présente des avantages en matière d’économie (moindres couts en main d’œuvre, en carburant et en mécanisation), de réduction des émissions de GES, de limitation de l’érosion et de préservation de la vie des sols. Elle ouvre davantage de possibilités pour relever les taux de matière organique et stocker du carbone.
Elle possède également des inconvénients qui doivent être connus afin d’en minimiser les effets. Par exemple un risque plus élevé de fusariose et de mycotoxines sur les blés suivant un maïs grain ou la nécessité d’être rigoureux pour maîtriser certaines adventices (graminées notamment).
Combinées à des rotations plus longues et à une couverture permanente des sols, les techniques d’implantation des cultures sans labour sont des voies vertueuses vers une agriculture durable. »

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon progression_surfaces_sans_labour.pdf

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