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BERNARD Jean-Louis

03.08.R01 : Evolution de la collecte des bidons vides de produits d’hygiène de l’élevage laitier (France 2011-2020)

Opinion répandue...
« L’élevage laitier contribue de façon visible à la dispersion des emballages en matières plastiques dans l’environnement »

Notre analyse
« Durant longtemps, les recommandations officielles pour éliminer les emballages plastiques vides utilisés en agriculture préconisaient leur incinération à la ferme. A la fin des années 1990, une filière plus vertueuse a été créée en France. Elle s’est attachée successivement à la récupération de différentes catégories de contenants.
Un programme de collecte a été mis en place en 2010 par la société A.D.I.VALOR et l’organisme SEPH (Solution Emballages Produits d’Hygiène) en direction des emballages en fin de vie des produits utilisés dans l’élevage laitier. Pour l’essentiel, ils avaient contenu des produits destinés à assurer l’hygiène de la mamelle et surtout, des désinfectants utilisés pour nettoyer le matériel de traite. La profession et l’interprofession laitière (CNIEL) se sont résolument impliquées dans la mise en œuvre de cette action. Depuis lors, les volumes collectés sont en progression constante. En 2020, ils dépassent 80% des emballages commercialisés, soit plus de 1000 tonnes, dont 97% recyclées. Cette action est appelée à se poursuivre car le recyclage des déchets est un axe fort de la Charte des bonnes pratiques d’élevage à laquelle adhèrent la plupart des éleveurs laitiers, représentant 49 000 élevages bovins laitiers et 97% du lait produit en France. »

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon 03.08.r01_la_recuperation_des_bidons_en_fin_de_vie_issus_de_lelevage_laitier_france_2011-2020.pdf

09.01.R06 : Evolution de la collecte des emballages vides de produits phytopharmaceutiques (France 2001-2020)

Opinion répandue...
« L’agriculture utilise de grandes quantités de contenants en matériaux plastique, dont des bidons de produits phytopharmaceutiques dont on ne connait pas le devenir après utilisation. » 

Notre analyse
« Durant longtemps, les recommandations officielles pour l’élimination des emballages plastiques vides utilisés en agriculture préconisaient l’incinération à la ferme. Cette recommandation incluait les emballages ayant contenu des produits phytopharmaceutiques. Une filière plus vertueuse a été créée à la fin des années 1990 pour organiser leur élimination contrôlée. Initiée par les industriels et la distribution avec le soutien des organisations agricoles et de l’Etat, elle était alors unique en Europe.
Après plus de vingt années d’exercice, cette filière de récupération a fait la preuve de son efficacité. Elle est actuellement pilotée au niveau national par A.D.I.VALOR en coopération avec COVADA.
En 2020, on estime que 85% des contenants mis en marché ont été regroupés et récupérés. Leur valorisation s’est faite à 80% par recyclage, le reste étant pour l’essentiel utilisé pour la production d’énergie. »

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon 09.01.r06_recuperation_emballages_produits_phyto.pdf

08.02.Q06 : Que sait-on des résidus de pesticides dans l'alimentation ?

     En Europe, la surveillance exercée par les États et le regroupement de l'ensemble des études conduites sur les résidus de substances phytopharmaceutiques dans les aliments permettent de disposer de données très solides pour juger de la situation et de son évolution dans le temps.
     Sur une période de plus de vingt années, il est ainsi possible de conclure que la majorité des denrées alimentaires issues de l'agriculture ne contiennent pas de résidus.
     Dans une fraction mineure des échantillons analysés, un ou plusieurs résidus sont quantifiables à des niveaux inférieurs aux limites maximum autorisées.
     Il existe enfin un faible pourcentage de denrées qui sont en infraction avec ces limites. Elles résultent majoritairement de traitements de post-récolte, de denrées importées et de distorsions entre des réglementations nationales qui, tout en allant vers plus d'harmonisation, demeurent encore hétérogènes.
     La nature, la fréquence et le niveau des contaminants détectés permettent régulièrement aux autorités de surveillance de conclure que l'exposition aux résidus de pesticides par voie alimentaire des consommateurs européens est peu susceptible de présenter un risque pour leur santé.

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PDF icon final_08.02.q06_residus_pesticides.pdf

09.01.Q04 : Qu'est-ce qu'une LMR ?

     L'utilisation de produits phytopharmaceutiques, pour protéger les productions végétales contre les bioagresseurs, peut induire la présence de résidus de pesticides sur ou dans les denrées récoltées.
     Afin de protéger la santé des consommateurs humains ou animaux contre des effets indésirables, les autorités fixent – pour chaque substance active et pour chaque denrée – une limite maximale de résidus (LMR).
     Ces LMR sont donc des limites administratives maximales, définies en fonction des bonnes pratiques agricoles. Elles garantissent que si l'on ingère dans son régime alimentaire toutes les denrées issues de cultures ayant potentiellement été traitées avec une substance donnée, la somme des résidus ingérés est inférieure à la dose journalière admissible (DJA). Cette dernière étant la valeur de référence toxicologique qui protège les consommateurs d'un risque à moyen ou long terme.

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon final_09.01.q04_quest_ce_quune_lmr.pdf

01.02.R01 : Teneur moyenne en protéines des blés français

Comparés à ceux d’autres pays producteurs et exportateurs, les blés français ont effectivement une teneur en protéines plus basse. En Russie, en Ukraine, en Australie, les valeurs dépassent souvent 13 % et en Allemagne, elles sont en moyenne plus élevées de 1 point.
Il existe une relation négative bien connue entre le rendement par hectare et la teneur en protéines. Les trois premiers pays cités ont un climat peu favorable aux rendements élevés et un degré plus faible d’intensification des pratiques. Dans le cas de l’Allemagne, ce sont essentiellement les techniques culturales, avec la pratique très fréquente d’apports d’engrais azotés tardifs qui est à l’origine des différences observées. 
À l’échelle de la France, la variabilité s’explique principalement par la météorologie. Les années où les teneurs sont très élevées correspondent souvent à des conditions climatiques extrêmes qui ont pénalisé le rendement : 1995 (canicule), 2003 (sécheresse), 2016 (excès d’eau et très faible rayonnement). À l’opposé, les millésimes peu favorables à la teneur en protéines sont fréquemment liés à des rendements très élevés, voire exceptionnels comme 1998. En ce cas, le surplus de rendement résulte quasi-exclusivement d’une augmentation des éléments carbonés et l’azote disponible dans le sol est de ce fait en quantité insuffisante pour satisfaire une telle demande. Les faibles teneurs en protéines s’observent également en cas d’excès d’eau, notamment printanier, qui a pour conséquence de réduire fortement l’absorption d’azote par les racines (année 2001, par exemple).
Malgré tout, en présence de rendements parmi les plus élevés du monde, rares sont les années où les blés français ont eu une teneur en protéines inférieure au seuil requis (11.5) pour être pleinement valorisés.

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon 01.02.r01_teneur_proteines_bles_francais.pdf

09.01.Q02 : Qu'appelle-t-on pesticides ?

Ce qu'il faut retenir de la fiche :

Les pesticides sont des produits destinés à protéger l'Homme, ses activités et son environnement, de l'action nuisible de certains organismes vivants. Ils sont largement utilisés pour la production agricole, mais aussi dans l'industrie ou la construction, pour l'hygiène domestique, pour des soins corporels ou pour lutter contre des vecteurs de maladies.

Ils comprennent des insecticides et des acaricides pour lutter contre les insectes et les acariens nuisibles, des fongicides pour se prémunir contre les champignons engendrant des maladies sur les cultures ou des moisissures se développant sur le bois d'oeuvre ou sur d'autres matériaux, des rodenticides pour éliminer les rongeurs, des molluscicides pour lutter contre les limaces, ainsi que d'autres produits pour d'autres cibles.

Des herbicides sont utilisés pour détruire l'herbe là où elle est indésirable : champs cultivés, espaces verts ou infrastructures (voies ferrées, aéroports).

Les pesticides ont des origines très diverses, comprenant des produits naturels (extraits de plantes ou d'animaux, minéraux, micro-organismes) et des produits issus de la synthèse chimique.

Lorsqu'ils sont utilisés en agriculture, en forêt ou dans les jardins, espaces verts ou infrastructures, ils portent la dénomination de produits phytopharmaceutiques. Lorsqu'ils sont utilisés à d'autres fins, ils sont dénommés produits biocides.

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon final_09.01.q02_quappelle_t-on_pesticide_2022.pdf

09.01.Q01 : Depuis quand utilise-t-on des pesticides ?

Ce qu'il faut retenir de la fiche :

Le besoin de préserver les réserves alimentaires plonge ses racines plus de 10 000 années avant le temps présent. Les substances naturelles toxiques font partie des premiers moyens utilisés par l'homme pour se prémunir plus particulièrement contre les dégâts causés par les rongeurs et les insectes. Au fil des siècles, ces moyens se sont perfectionnés avec une recherche menée en parallèle pour obtenir une meilleure efficacité pratique et davantage d'innocuité. Les premières solutions spécifiquement étudiées contre les maladies des plantes ont été mises au point au milieu du XVIIIe siècle pour réduire l'importance de la carie du blé.

Les premières solutions herbicides ont été mises au point à la fin du XIXe siècle avec l'étude du sulfate de cuivre puis de l'acide sulfurique comme désherbants sélectifs du blé. Les principaux insecticides utilisés en agriculture au XIXe siècle étaient la nicotine ou des préparations associant les produits minéraux divers. L'utilisation à grande échelle des produits de protection a commencé après 1850 avec l'emploi du soufre contre l'oïdium de la vigne. 

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01.04.R03 : Évolution du nombre des variétés de tomates inscrites au catalogue français des espèces et variétés (1971 à 2020)

L'opinion répandue :

« Le nombre de variétés de tomates s'appauvrit car elles sont sélectionnées essentiellement pour des cultures en serre et pour leur résistance au transport. »

L'analyse de l'Académie :

« Le nombre des variétés de tomates disponibles pour la culture ne cesse de progresser.

Celles qui sont aujourd’hui inscrites au catalogue français répondent à des besoins diversifiés pour l'offre (fruit seul ou en grappe), pour les utilisations alimentaires (sandwicherie, gaspachos, coulis, sauces...), pour les préparations culinaires (tomates pour apéritif, en crudité, en salade, farcies, gratins...), pour des présentations variées sur l’étal (formes, tailles, couleurs...) et dans l’assiette. 

Enfin, la diversité actuelle des circuits de distribution et le développement des circuits courts font que des variétés anciennes, moins adaptées aux transports et à des délais importants entre la récolte et la commercialisation, restent inscrites au catalogue. Leurs semences sont donc produites et disponibles pour ceux qui désirent les cultiver. »

Source documentaire :

GNIS

Date de rédaction :

Janvier 2019

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon 01.04.r03_nbre_varietes_tomates_catalogue_1971-2020.pdf