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alimentation

12.03.Q01 : L'élevage français pourrait-il se passer du soja américain ?

     La France pourrait accéder rapidement à l'autonomie complète en tourteau de soja.
     Pour concrétiser et sécuriser cette autonomie, il faudrait mobiliser environ deux millions d'hectares de légumineuses supplémentaires, dont un million avec des prairies riches en trèfles et luzerne, et un autre million de cultures à graines (soja en priorité, mais aussi des protéagineux pouvant être associés à des céréales pour une utilisation en ensilage ou en grains).                                                       
     Le plan protéines figure en bonne place dans le plan de relance français pour permettre les investissements nécessaires au développement de la filière légumineuses, mais il faut aussi prévoir un soutien suffisant à ces cultures pour compenser le risque pour les agriculteurs du passage d'une culture bien maîtrisée – blé ou maïs-fourrage – à une culture plus aléatoire, soit au moins 200 €/hectare de légumineuses fourragères ou à graine, en culture pure ou en association. 
     Cette aide de la PAC est pleinement justifiée en regard des biens publics associés à ces légumineuses. Ainsi, en plus de notre autonomie en soja, on pourrait réduire fortement la quantité de gaz à effet de serre, sachant qu'un hectare de légumineuses (fourragères ou à graines en substitution du maïs ensilage ou des céréales) permet une réduction de l'ordre de 2 tonnes de CO2. Sans oublier les autres bénéfices environnementaux associés en France.

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon final_12.03.q01_soja_americain.pdf

10.01.Q02 : Brève histoire des famines et des pénuries

     Au cours de son histoire, le monde a connu un grand nombre de pénuries et de famines. Leurs origines pouvaient être très diverses : aléas climatiques, attaques de parasites, guerres ou politiques agricoles déraisonnables.
     Le progrès technique et l'organisation des marchés qui se sont généralisés au XXe siècle ont permis de mieux nourrir la grande majorité des populations.

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon final_10.01.q02_histoire_penuries_famines.pdf

08.02.Q10 : Fiche introductive aux mycotoxines

     Dans un contexte où les risques induits par la présence de résidus de produits phytopharmaceutiques dans l'alimentation inquiètent le grand public, il est important rappeler que des toxines naturelles – comme les mycotoxines – peuvent faire courir aux consommateurs des risques plus importants que les résidus de produits phytopharmaceutiques.
     Sur le terrain, on constate que la diminution de l'usage des fongicides favorise la réémergence de l'ergot de seigle.

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

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08.04.Q07 : La culture de cellules musculaires à destination alimentaire. Est-ce possible ? Est-ce acceptable ?

     Les initiatives et les investissements dans le domaine de la culture de cellules musculaires à destination alimentaire sont certes en plein développement, mais des incertitudes considérables subsistent concernant les procédés, les produits et le modèle économique.
     Ces produits ne se substitueront pas à l'élevage.
     Ils ne peuvent prétendre à la dénomination viande, et ils seront d'abord en concurrence avec les multiples alternatives à base de protéines végétales.
     Ce secteur devrait surtout faire preuve de transparence et s'affranchir d'un lobbying parfois peu scrupuleux ; en particulier, la démonstration n'a pas été faite que ces nouveaux produits répondent aux objectifs de durabilité dont les promoteurs entendent se prévaloir.

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

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08.02.Q06 : Que sait-on des résidus de pesticides dans l'alimentation ?

     En Europe, la surveillance exercée par les États et le regroupement de l'ensemble des études conduites sur les résidus de substances phytopharmaceutiques dans les aliments permettent de disposer de données très solides pour juger de la situation et de son évolution dans le temps.
     Sur une période de plus de vingt années, il est ainsi possible de conclure que la majorité des denrées alimentaires issues de l'agriculture ne contiennent pas de résidus.
     Dans une fraction mineure des échantillons analysés, un ou plusieurs résidus sont quantifiables à des niveaux inférieurs aux limites maximum autorisées.
     Il existe enfin un faible pourcentage de denrées qui sont en infraction avec ces limites. Elles résultent majoritairement de traitements de post-récolte, de denrées importées et de distorsions entre des réglementations nationales qui, tout en allant vers plus d'harmonisation, demeurent encore hétérogènes.
     La nature, la fréquence et le niveau des contaminants détectés permettent régulièrement aux autorités de surveillance de conclure que l'exposition aux résidus de pesticides par voie alimentaire des consommateurs européens est peu susceptible de présenter un risque pour leur santé.

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

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08.02.Q03 : Danger et risque en toxicologie alimentaire

Ce qu'il faut retenir de la fiche :

Les substances ajoutées volontairement dans les aliments ne sont autorisées en France et dans la Communauté européenne qu’à la condition qu’elles ne fassent pas courir de risques aux consommateurs. 

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

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10.07.Q02 : Qu'est-ce qu'un "système alimentaire" ?

Ce qu'il faut retenir de la fiche :

Le système alimentaire se caractérise par son extrême complexité associant des acteurs de nature et de taille très différentes. L'information et les signaux émis par ces acteurs sont d'une importance cruciale pour l'orientation et le fonctionnement du système. En raison de son caractère vital et stratégique, le système alimentaire fait l'objet de multiples pressions et d'une régulation mixte privée (par le marché) et publique (par la réglementation). Les nouvelles contraintes du développement durable (santé publique, inégalités sociales, dégradations de l'environnement et changement climatique) devraient entraîner des transformations dans la structure et dans le fonctionnement du système alimentaire à l'échelle locale, nationale et mondiale. Ces contraintes s'accompagnent d'exceptionnelles opportunités dans le cadre d'une stratégie de territorialisation des activités sous réserve que des politiques volontaristes soient mises en œuvre rapidement.

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon final_10.07.q02_systeme_alimentaire.pdf

10.01.Q03 : Quelle histoire des derniers 150 ans de politique agricole française ?

Ce qu'il faut retenir de la fiche :

L'Histoire de l'Agriculture suit une courbe de type exponentiel. Après avoir longtemps, très longtemps était confondue avec un état paysan, proche de la survie avant de pouvoir satisfaire les besoins de la population plutôt locale (eu égard aux problématiques de conservation et de transport), la fonction agricole s'est considérablement professionnalisée au rythme des découvertes biologiques, mécaniques et numériques… et de la formation systématisée… 

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon final_10.01.q03_150_ans_de_politique_agricole.pdf