Médaille d’Argent Dufrenoy de l’Académie-2020

2020
Lauréats: 

♦  Candy ABBOUD, pour sa très belle thèse de mathématiques appliquées propose et teste plusieurs cadres de modélisation épidémiologique bayésienne, pour mesurer la rapidité d’expansion des espèces invasives, et améliorer leur biosurveillance. Ce travail porte sur l’étude de cas de la bactérie Xyllela fastidiosa, mais pourra sans doute être appliqué avec succès à bien d’autres espèces. (Rapporteur : Philippe Stoop).

♦  Delphine ACLOQUE, pour une thèse de grande qualité sur le front pionnier désertique égyptien. Une analyse fine des mécanismes de développement d’une agriculture de firme grâce à un important travail de terrain réalisé du fait d’une bonne maîtrise des langues (anglais et arabe). (Rapporteurs : Bernard Bourget, Monique Poulot).

♦  Elise BORDET, pour sa remarquable analyse des perturbations de la réponse immunitaire innée et humorale induites chez le porc par le virus du syndrome dysgénésique et respiratoire, et ses exceptionnelles qualités de communicante. (Rapporteurs : Claude Allo, Jeanne Grosclaude).

♦  Marie DUPRÉ, travail intéressant dans sa dimension pédagogique : le travail d’enquête manifestement bien préparé en amont a permis un ensemble d’entretiens avec un large panel d’agriculteurs, qui leur a permis de mettre en valeur leur évolution. Le travail de modélisation a été aussi le moyen d’un partenariat entre la jeune chercheuse et ses interlocuteurs chargés de suivre la conduite de la politique agricole de l’île de la Réunion. (Rapporteur : Jean-Claude Germon).

 ♦ Charlotte HENRIET, pour ses résultats originaux et remarquables basés sur des approches de génomique des systèmes mettant en évidence une synergie entre stress hydrique et carence en soufre chez les graines de pois en développement. (Rapporteur : Dominique Job)

♦  Benjamin KOPP, pour sa thèse sur les nouvelles approches en toxicologie prédictive pour l’étude de la toxicité des mélanges de contaminants présents dans l’alimentation française. (Rapporteure : Dominique Parent Massin).

♦  Anne-Sophie LISSY, pour l'originalité de son étude par imagerie quantitative des macropores du sol et la caractérisation de leur remplissage ou non par l'eau. (Rapporteur : Pierre Delage).

♦  Mariem OMRANI a montré un parcours exceptionnel de cohérence entre sa formation en Ecole d’ingénieurs, ses choix d’apprentissages complémentaires au cours de stages, et ainsi sa pratique de l’interdisciplinarité au cours de sa thèse – résistance durable chez l’abricotier ; esprit de synthèse, aptitudes à la communication et à la vulgarisation. (Rapporteurs : Michel Dron, Françoise Dosba).

♦  Camille PIPONIOT, pour une évaluation rigoureuse du bilan carbone et des compromis entre services écosystémiques (bois d’œuvre, biodiversité et carbone) des forêts amazoniennes et Guyanaise, pour penser les stratégies de production forestière entre plantations nouvelles et exploitation à faible impact de la forêt naturelle. (Rapporteurs : Bernard Roman-Amat, Meriem Fournier).

♦  Camille ROBERT-BŒUF, pour ses travaux sur les jardins collectifs en Île-de-France et dans la région de Kazan en Russie, pour ses résultats qui mettent en évidence leur dynamique de renouveau et pour l'originalité de l’approche géographique développée selon plusieurs échelles d’analyse. (Rapporteur : Marie-Claude Maurel).