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La dynamique du développement des productions animales en Chine et son impact sur les marchés mondiaux

13/05/2015 à 15h00
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Au cours des 35 dernières années, l’évolution des disponibilités des produits animaux en Chine est passée de 120 kcal/j/hab en 1978 à 690 kcal/j/hab  en 2011. Cette consommation des produits animaux doit continuer à progresser, du fait de l’enrichissement de la population et  de l’urbanisation.

Mais l’offre intérieure, dans le domaine de l’élevage, peine à suivre la dynamique de la demande. Il faut d’abord surmonter un certain nombre de handicaps :

• insuffisance des ressources fourragères et des matières de base, notamment protéiques pour l’alimentation animale,

• mauvaise maîtrise des questions de santé animale, voire problèmes récurrents de sécurité sanitaire qui créent une défiance chez les consommateurs chinois, vis-à-vis des produits nationaux

• exode rural et formation de la main d’œuvre,

•  filières encore peu structurées : des exploitations agricoles de très petite taille, un maillon de l’abattage et de la transformation peu mécanisé et très atomisé, une chaîne du froid peu développée.

Nous nous proposons d’examiner comment la Chine va relever ces défis d’une croissance des filières animales, qu’il s’agisse des ruminants (lait et viande bovine, ovine et caprine) ou des monogastriques (porc et volaille, notamment poulet, oeuf et canard).

Car les autorités chinoises agissent et leur réponse à ces défis est de plus en plus diversifiée :

• modernisation des systèmes agricoles, avec une préférence pour des formes concentrées et intégrées à des groupes industriels puissants,

• amélioration de la sécurité sanitaire et de la traçabilité alimentaire, en liaison avec des intégrations verticales,

• incitation à l’ouverture internationale des grands groupes agro-alimentaires, à travers la politique « de sortie », avec trois objectifs :

- suppléer à l’insuffisance de l’offre de produits animaux, en s’approvisionnant à l’extérieur, y compris pour des produits élaborés,

- acquisition et transfert des meilleurs savoirs faire compris en contrôlant de grands groupes étrangers,

- bénéficier de l’information économique, même au travers du contrôle de certains groupes de négoce, pour permettre à  la Chine de ne pas être victime de la volatilité des marchés.

Exposé(s)
Le développement de la consommations des produits animaux ; analyse de l’essor des productions de lait et de viande bovine
Jean-Marc Chaumet , Spécialiste de la Chine à l'Institut de l'Élevage
Le développement des filières monogastriques ; l’expérience de l’IFIP(Institut Français du Porc) dans l 'appui à la filière chinoise du porc
Philippe Lecouvey , Directeur de l’ ACTA
Évaluation de l’impact de l ‘état sanitaires des élevages en Chine sur les epizooties et les zoonoses dans le monde
Jean-Philippe Dop, DGAL