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08.02.R07 : Limites de qualité de l’eau de boisson, selon la Directive européenne 98/83 et le décret 2001-1220

L'opinion répandue :

« Les normes de qualité de l’eau de boisson montrent une très faible tolérance à la présence de substances phytopharmaceutiques ce qui confirme la dangerosité de ces dernières et incite à renforcer les normes de qualité. »

L'analyse de l'Académie :

« La surveillance de la qualité des eaux de boisson porte sur les points suivants :

  • Recherche prioritaire de bactéries (ex : Escherichia coli) pouvant entrainer des maladies (ex: gastro-entérites...) chez le consommateur de l’eau ;
  • Mesure de l’agressivité, en particulier pour les eaux très peu calcaires pouvant entrainer une corrosion des canalisations métalliques (plomb, cuivre…) ;
  • Connaissance de la teneur en fluor : un apport modéré de cet oligo-élément naturellement présent dans l’eau est bénéfique pour la santé et un apport complémentaire parfois nécessaire ;
  • Surveillance des nitrates provenant de la dégradation des composés d’origine végétale, animale ou humaine mais aussi des fertilisants minéraux ou organiques des cultures. La teneur doit être inférieure à 50 mg/litre. Leur dangerosité au-delà de ce seuil est contestée par des études récentes;

Pour l’ensemble de ces composés, la concentration maximale acceptée est basée sur des études toxicologiques : il s’agit de la concentration maximale sans effet sanitaire, même si le consommateur s’abreuvait toute sa vie avec de l’eau à cette concentration.

  • Les produits de protection des cultures (pesticides) : pour que l’eau soit considérée de qualité, leur concentration individuelle ne doit pas dépasser 0,1 µg/litre qui est souvent la limite de détection analytique et ensemble, 0,5 µg/litre. Ces valeurs ne dépendent pas de la toxicité des produits. Si une substance dépasse 0,1 µg/litre, cela ne signifie donc pas que l’eau est dangereuse pour la santé. Une valeur sanitaire, la Vmax, est fixée à partir de l’évaluation réelle du risque selon les recommandations de l’Anses (agence nationale de sécurité environnement-santé). Elle est toujours très supérieure à 0,1 µg/litre (par exemple dans le cas du glyphosate, elle est de 900 µg/litre, soit 9000 fois la norme européenne). Il arrive encore assez fréquemment  que la norme européenne de0,1 µg/L soit dépassée, mais les concentrations observées sont toujours très inférieures aux Vmax.»

Source documentaire :

INERIS

Date de rédaction :

Octobre 2018 :

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon 08.02.r07_limites_qualite_eau_de_boisson_selon_directive_europeenne.pdf