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Chapitre 08.05 : Comportements et choix alimentaires

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08.05.Q01 : L'omnivorisme : pourquoi et comment ?

Ce qu'il faut retenir de la fiche :

L'homme est fait pour l'omnivorisme, et l'omnivorisme fait pour l'homme : indéniablement, il a poussé l'homme à aller de l'avant pour produire de bons aliments, et a contribué au développement des activités humaines.

L'omnivorisme a contribué à notre hominisation et à notre humanisation. 

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08.05.Q02 : Que faut-il penser des "aliments naturels" ?

Ce qu'il faut retenir de la fiche :

      Pour conclure, revenons à notre acide ascorbique. Est-il chimique ? Synthétique ? Biologique ? Naturel ?

      En fait, peu importe : ce qui est important, ce n'est pas tant de savoir comment est fabriqué un produit (encore que son processus de fabrication ne doit pas rester une boite noire pour les consommateurs !) que de bien connaître l'ensemble de ses propriétés et de ses effets.

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08.05.Q03 : Le carnisme : un nouveau problème public

     Depuis les premières années du XXIe siècle, le procès de la viande est engagé. Certains groupes sociaux, porteurs de nouvelles conduites alimentaires, contribuent à construire un nouveau problème public : celui de la consommation de viande, dit carnisme.
Hier, la viande était recherchée, positive, saine, elle signifiait la réussite sociale et la modernité. Aujourd’hui, elle est de plus en plus considérée comme négative et dangereuse. Cette critique des régimes carnés se prolongera dans le futur, ses développements et conséquences sont encore difficiles à anticiper, mais on vit là une évolution plus qu'une révolution.

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08.05.Q04 : Temps sociaux, rythmes de vie et conduites alimentaires

     Avec l’accélération des temps sociaux et des rythmes de vie, les consommateurs recherchent de plus en plus une alimentation rapide, disponible et d’accompagnement. L'alimentation se banalise et perd en importance, par rapport à d'autres activités plus valorisées et considérées comme prioritaires : travail, loisirs, déplacements, famille et amis. Manger est de plus en plus un acte secondaire, intercalaire, qui passe après le reste. La praticité alimentaire est très recherchée, aussi manger c’est de plus en plus acheter des services alimentaires adaptés : commandes internet, drives, livraisons à domicile, restauration hors foyer, produits surgelés. Ces tendances sont profondes, structurelles, et elles se prolongeront donc dans les prochaines années : les systèmes alimentaires continueront demain à accompagner l’accélération des modes de vie : raccourcissement des repas, fractionnement des prises, prêt-à-manger, pré-cuisiné. 

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08.05.Q05 : La gustation : de la détection à la perception

     Le sens du goût permet de détecter (niveau lingual) et percevoir (niveau cérébral) la présence, dans un aliment donné, de composés chimiques responsables des différentes saveurs alimentaires de base : le sucré, le salé, l'acide, l'amer, l'umami et le gras.
L'intégration de cette information gustative, avec celles d'origine trigéminale, permet d'établir le profil hédonique de l'aliment qui peut être attractif ou aversif, et donc de décider de le consommer ou pas
En bref : la langue détecte les saveurs… mais on goûte avec le cerveau !

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08.05.Q06 : Les bourgeons du goût

Résumé
Les bourgeons du goût
Premiers acteurs de la fonction gustative périphérique, les bourgeons du goût sont dotés d'une plasticité fonctionnelle permettant d'adapter leur capacité de détection des substances sapides alimentaires à l'évolution des besoins physiologiques journaliers de l'organisme.
     L'obésité perturbe cette boucle régulatrice. Compte tenu de l'implication du goût dans les choix alimentaires, cette dysfonction joue probablement un rôle dans la consommation préférentielle d'aliments hautement palatables (savoureux) riches en graisses, sucre et sel, observée chez la souris ainsi que chez certains sujets présentant une obésité.

Abstract
Taste buds
As the primary agents of peripheral gustatory function, taste buds possess a functional plasticity that allows them to adjust their ability to detect flavorful food substances in response to the body's changing daily physiological needs.
     Obesity disrupts this regulatory loop. Given the role of taste in food choices, this dysfunction likely contributes to the preferential consumption of highly palatable foods—rich in fat, sugar, and salt—observed in mice and in certain obese individuals.

Keywords: orosensory, neurotransmitter, hormone, obesity

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08.05.R01 : Solde commercial agroalimentaire de la France (2011-2018)

Opinion répandue
« La France est un très gros exportateur de produits issus de l’agriculture. » 

Notre analyse
« Bien que la France demeure dans le groupe des principaux pays agricoles exportateurs, on constate que sa balance commerciale se dégrade. Pour la première fois depuis la création de la PAC, notre pays a connu en 2018 un solde négatif en matière de produits agricoles et agroalimentaires dans les échanges au sein de l’UE où d’autres pays comme la Pologne, l’Espagne, les Pays-Bas ou l’Allemagne ont énormément progressé en peu d’années. Au niveau mondial, ces deux derniers pays ont même doublé le nôtre dans le classement des grandes nations exportatrices.
Parmi les facteurs explicatifs de cette dégradation, on peut souligner :
La politique agricole très volontariste de certains membres de l’UE, favorisés par moins de charges et un plus faible coût de main d’œuvre, qui maintiennent l’agriculture parmi leurs secteurs stratégiques ;
Des difficultés économiques chez plusieurs de nos clients traditionnels (Italie, Grèce...) ;
Une perte massive de compétitivité dans les produits standards (ex : volaille) que ne compense pas à l’export les ventes de produits haut de gamme ; 
Un phénomène de sur-réglementation propre à la France qui entrave la compétitivité de nos entreprises et crée de véritables impasses pour certaines filières agricoles (fruits et légumes par exemple)…
Une insuffisante capacité de préparation et d’adaptation de plusieurs filières agricoles françaises à l’évolution des marchés et de la concurrence (ex : poulet et blé);
Le maintien relatif de notre solde global positif reste menacé par le prix élevé de nos vins et spiritueux, la crise du sucre et la montée de nouveaux exportateurs très agressifs sur le marché international des céréales. »

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