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biotechnologie

03.05.Q01 : Possibilités et limites des techniques de maîtrise de la reproduction

     Dans toutes les espèces, les éleveurs disposent d'une gamme d'outils d'induction et de synchronisation de l'ovulation, permettant d'organiser la production, d'optimiser la diffusion du progrès génétique via l'insémination artificielle et la production d'embryons, et de contourner certains blocages physiologiques.
     Que ce soit en élevage bio ou en conventionnel, l'usage de ces stratégies permet l'obtention de résultats technico-économiques acceptables. Cependant, ces méthodes sont parfois vues par certains consommateurs comme critiquables, car posant des questions de bien-être animal ou de sécurité sanitaire.

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03.05.Q02 : Les Biotechnologies de la Reproduction Animale (BRA) : quels impacts ?

     Les trois premières générations de BRA se sont largement développées de par le monde, témoin de leur impact sur l'élevage mondial. Elles apportent chacune leur avantage comparatif : simplicité pour l'insémination animale, augmentation de la descendance des femelles pour les transplantations d'embryons fécondés in vivo ou produits in vitro, etc... Il demeure encore quelques contraintes techniques (comme la détection de l'œstrus) que la révolution numérique doit pouvoir lever en partie. Grâce aux outils efficaces mis en œuvre, ces techniques peuvent être utilisées dans toutes les parties du monde, permettant aux éleveurs de disposer de toutes les entités génétiques disponibles sur notre planète.
     Pour la quatrième génération – très peu développée – la réécriture génomique est actuellement l'objet d'une révolution technique (CRISPR Cas9) et sera la source de recherches actives prometteuses, notamment pour l'inactivation de la sensibilité animale à des agents pathogènes.

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06.01.Q03 : Génétique, biotechnologies végétales et santé des plantes

     Depuis plus d'un siècle, les approches de génétique ont permis l'amélioration de la résistance des espèces cultivées à de nombreux pathogènes. Toutefois, la complexité des interactions nécessite de découvrir et d'utiliser de nouvelles approches.
     Depuis 1983, l'apport de la transgénèse et plus récemment de l'édition des génomes a ouvert de larges perspectives. Ces techniques s'appuient sur l'accumulation inédite des connaissances issues du séquençage, de la bioanalyse et du phénotypage des plantes. Transgénèse et édition du génome apportent des solutions efficaces pour augmenter la résistance des espèces cultivées, particulièrement contre les bactéries et virus. Des produits en sont déjà issus, parfois impossibles à obtenir par sélection conventionnelle.
     Technique plus simple à mettre en œuvre, en évolution très rapide, l'édition raccourcit les délais de sélection. Cet outil nouveau, dont les capacités commencent à être connues, maîtrisées, expérimentées, offre une ouverture scientifique et technique jamais égalée et encore insoupçonnée il y a une décennie.
     Nous ne sommes qu'au début de son utilisation, et l'édition des génomes végétaux est déjà source de polémiques, comme l'a été la transgénèse précédemment. De nombreux pays classent les produits de ces technologies comme non soumis à réglementation, après une évaluation basée sur des critères scientifiques. Ce n'est pas le cas de l'Europe, et il faudra que sa réglementation évolue pour que nous ne restions pas au bord du chemin dans les domaines scientifiques, économiques pour les entreprises et l'agriculture, pour le bénéfice des agriculteurs, jardiniers et consommateurs.

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06.01.Q04 : Génétique, biotechnologies végétales et espèces modèles

Les progrès de la recherche et des connaissances sur les plantes se sont souvent développés grâce à des modèles biologiques, choisis pour la simplicité d'utilisation pour l'étude entreprise, les connaissances antérieures et les qualités liées aux conditions de culture (faible encombrement, rapidité de mise à fleur, production de nombreuses graines après autofécondation, etc.). De nombreuses espèces sont des plantes modèles, mais in fine, trois seulement se détachent sans conteste.
Pour le tabac, Nicotiana tabacum et N. benthamiana occupent la première place pour leurs qualités de plasticité : culture in vitro, organogénèse et transgénèse. Ils ont amélioré les connaissances sur la croissance et le développement des végétaux, les interactions plantes-virus, et l'expression de protéines recombinantes.
La petite crucifère Arabidopsis thaliana (étudiée dès 1907) est, depuis une trentaine d'années, l'outil incontournable de la génomique. Première plante à être séquencée, elle présente un génome de taille modeste, facile à transformer simplement et à grande échelle, et possède une diversité de mutants naturels ou d'insertion pour aller y découvrir les gènes et comprendre leur rôle.
Le riz, monocotylédone et plante alimentaire, répond plutôt bien à nombre de techniques d'étude, et – si son génome reste de taille raisonnable – la plante a un développement qui ne permet pas d'entretenir de grandes collections en serre où elle côtoie souvent Brachypodium distachyon.
À côté de ces trois espèces, de nombreuses autres espèces modèles, aux qualités moins universelles mais représentatives de familles de végétaux (arbres forestiers et fruitiers, espèces ornementales, etc.) ou de domaines de recherche particuliers, sont aussi utilisées.

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06.06.Q02 : Biologie de synthèse

     La biologie de synthèse est l'ingénierie rationnelle de la biologie. Son but est de concevoir de nouveaux systèmes inspirés par la biologie ou fondés sur ses composants. Elle fait aussi progresser les connaissances sur le monde vivant.
     Elle représente un domaine techno-scientifique en développement rapide depuis 2004, et un futur poids lourd économique, y compris dans le domaine agronomique.
     Elle est susceptible de changer totalement notre approche de certaines technologies-clés, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle génération de produits, d'industries et de marchés construits sur nos capacités à manipuler la matière au niveau moléculaire.

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06.06.Q05 : Bioplastiques : les polymères biosourcés

- Différents polymères biosourcés sont synthétisables à partir de monomères biosourcés, certains n'étant pas atteignables par la voie pétrosourcée.
- Les principales sources moléculaires de biomasse sont les acides gras, le glycérol et le glucose.
- Des possibilités de procédés alternatifs de polymères pétrosourcés à partir de monomères biosourcés sont apparues.
- Les recherches en cours sont renforcées par des ruptures ouvertes par la biologie de synthèse par fermentation du glucose.

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