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VIAUX Philippe

01.06.Q01 : Pourquoi les rotations des cultures ?

Par ses caractéristiques et les techniques qui lui sont appliquées, chaque culture modifie le milieu dans lequel elle est implantée. Cela se répercute positivement ou négativement sur la culture suivante.

En faisant se succéder des cultures en interaction positive, des rotations culturales longues et diversifiées permettent d'obtenir des performances satisfaisantes en réduisant l'usage des intrants chimiques (engrais, pesticides).

Gageons qu'aujourd'hui, le souhait de plus en plus partagé de réduire le recours aux pesticides, ainsi que les concepts en émergence de l'agroécologie et le développement de l'agriculture biologique, vont conduire les agriculteurs à allonger et diversifier leurs rotations.

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon final_01.06.q01_pourquoi_les_rotations_des_cultures.pdf

01.06.Q02 : Pourquoi remplacer le labour par du travail du sol simplifié, pour les grandes cultures en France métropolitaine ?

Dans de nombreuses régions du monde, l'implantation des grandes cultures se fait de plus en plus sans utilisation de la charrue. En France, des travaux expérimentaux ont débuté dans les années 1980, afin d'étudier l'intérêt du non labour ; ils ont mis en évidence que le semis sans labour permettait de gagner du temps à une période clé du calendrier cultural, et que ces techniques apportaient plusieurs avantages sur le plan environnemental : augmentation de la teneur en matière organique et de l'activité biologique de surface, frein à l'érosion et réduction de la consommation de fuel, etc.

Dans beaucoup de situations pédoclimatiques, les rendements sont quasiment identiques entre sans labour et avec labour.

Les surfaces en non labour ont progressé régulièrement en France au cours des 30 dernières années, et atteignent environ 30 %.

La principale difficulté du sans labour réside dans la maitrise des adventices, car il faut alors avoir recours plus fréquemment aux herbicides, en particulier aux herbicides totaux capables de détruire les plantes vivaces (chiendent, liseron, chardon, etc.). Aussi l'interdiction du glyphosate (prévue pour 2022 ?) va rendre difficile la maîtrise des adventices en techniques sans labour, à moins que soient mises au point de nouvelles molécules de désherbants totaux.

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01.06.Q03 : La fertilité des sols agricoles : une notion évolutive, au contour mal défini

Dès le début de la sédentarisation, les premiers agriculteurs ont constaté que les rendements baissaient après quelques années de mise en culture suivant un défrichement. Ils ont donc très vite essayé de maintenir la fertilité des sols. Ainsi, dans les pays tempérés est apparue la jachère, dont le rôle était de régénérer la fertilité.

Mais nos ancêtres ont aussi réussi à étendre les surfaces cultivables en irriguant, en drainant, en faisant des cultures en terrasse ou en amendant les sols. Toutes ces techniques mises en oeuvre ont permis de nourrir une population toujours croissante. Parallèlement, des critiques sont apparues accusant les agriculteurs d'épuiser les sols. Ces critiques peuvent être fondées dans certains cas, mais on constate qu'au cours des siècles l'amélioration des connaissances a permis souvent de corriger les erreurs. 

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01.06.Q04 : Quel avenir pour les associations d'espèces récoltées ?

Semer des cultures en association n'est pas nouveau. Mais on observe un regain d'intérêt, avec des innovations sur les choix d'espèces associées et leurs conduites, pour avoir des systèmes de production plus résilients dans un contexte de changement climatique et de réduction des intrants chimiques. Les agriculteurs (en particulier en biologique) expérimentent de nouvelles combinaisons, tandis que des travaux de recherche mesurent les effets bénéfiques des associations d'espèces et proposent des méthodes pour concevoir les espèces adaptées localement. Néanmoins il reste à faire de nombreuses recherches pour maîtriser ces associations plurispécifiques et en tirer le maximum d'effets positifs.

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01.06.Q06 : Comment réduire les gaz à effet de serre émis par l'agriculture ?

     Quand on parle d'émissions de GES il faut avoir à l'esprit que l'agriculture est un cas très particulier, car elle émet directement très peu de CO2, contrairement aux autres secteurs d'activités ; l'essentiel de ses émissions de GES sont le CH4 et le N2O. Il faut aussi souligner que les chiffres de la Figure 1 sous estiment les émissions de l'agriculture car ils ne tiennent pas compte de certains effets indirects (fabrication des engrais, retournement des prairies, etc.).
     Les objectifs assignés par l'État pour réduire ces émissions sont très ambitieux (-46% de GES en 2050), alors que les solutions techniques connues ont des effets limités.
     Néanmoins certaines de ces solutions pourraient être mise en œuvre facilement avec un appui technique renforcé, d'autres par la mise en œuvre d'innovations. Certaines nécessiteront des aides publiques spécifiques pour les agriculteurs.    

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon final_01.06.q06_reduction_ges_agricoles.pdf