Vous êtes ici

Chapitre 08.08 : Sécurité sanitaire des aliments : évaluation des dangers & risques, gestion

Présentation | Sommaire de l'encyclopédie | Table des matières | Mots clés

08.08.Q01 : Les toxines de la pomme de terre font-elles courir un risque au consommateur ?

Français :

    Les toxines de la pomme de terre ne sembleraient pas faire courir de risque à long terme au consommateur. Il est cependant prudent de se limiter à la consommation traditionnelle du tubercule, et de se méfier de la consommation d'autres parties, très riches en glycoalcaloïdes (donc toxiques) telles le germe.

     La présence d'une couleur verte sur les tubercules témoigne d'une teneur anormale en toxine, et doit également conduire à écarter de telles pommes de terre.
     Consommer des pommes de terre non épluchées n'augmente pas significativement le risque d'intoxication : la peau, plus riche en glycoalcaloïdes, ne représente en fait qu'une dose infime de la pomme de terre consommée.

 English :

   Potato toxins do not appear to pose any long-term risk to consumers. However, it is prudent to limit consumption to the traditional tuber and to be wary of other parts, which are very rich in glycoalkaloids (and therefore toxic), such as the germ.
     The presence of a green color on the tubers indicates abnormal toxin levels and should also lead to the avoidance of such potatoes.
     Eating unpeeled potatoes does not significantly increase the risk of poisoning: the skin, richer in glycoalkaloids, actually represents only a tiny portion of the potato consumed.

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon toxines_de_la_pomme_de_terre.pdf

08.08.Q02 : Que sait-on des résidus de pesticides dans l'alimentation ?

Ce qu'il faut retenir :

     En Europe, la surveillance exercée par les États et le regroupement de l'ensemble des études coordonnées conduites sur les résidus de substances phytopharmaceutiques dans les aliments permettent de disposer de données très solides pour juger de la situation et de son évolution dans le temps.
     Sur une période de plus de vingt-cinq années, il est ainsi possible de conclure que la majorité des denrées alimentaires issues de l'agriculture ne contiennent pas de résidus. Dans une fraction mineure des échantillons analysés, un ou plusieurs résidus sont quantifiables à des niveaux inférieurs aux limites maximum autorisées.
     Il existe enfin un faible pourcentage de denrées qui sont en infraction avec ces limites. Elles résultent majoritairement de traitements de post-récolte, de denrées importées et de distorsions entre des réglementations nationales qui, tout en allant vers plus d'harmonisation, demeurent encore hétérogènes.
     La nature, la fréquence et le niveau des contaminants détectés permettent régulièrement aux autorités de surveillance de conclure que l'exposition des consommateurs européens aux résidus de pesticides par voie alimentaire est peu susceptible de présenter un risque pour leur santé.

Abstract :

     In Europe, national surveillance and the consolidation of all coordinated studies conducted on plant protection residues in food provide very robust data to assess the situation and its evolution over time.
     Over a period of more than twenty-five years, it can be concluded that the majority of agriculturally produced foodstuffs contain no residues. In a small fraction of the samples analyzed, one or more residues are quantifiable at levels below the maximum permitted limits.
     Finally, a small percentage of foodstuffs are in violation of these limits. These are mainly the result of post-harvest treatments, imported foodstuffs, and distortions between national regulations which, while moving toward greater harmonization, still remain heterogeneous.
     The nature, frequency, and level of contaminants detected regularly allow surveillance authorities to conclude that European consumers' exposure to pesticide residues through food is unlikely to pose a risk to their health.

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon residus_pesticides.pdf

08.08.Q03 : Fiche introductive aux mycotoxines

     Dans un contexte où les risques induits par la présence de résidus de produits phytopharmaceutiques dans l'alimentation inquiètent le grand public, il est important rappeler que des toxines naturelles – comme les mycotoxines – peuvent faire courir aux consommateurs des risques plus importants que les résidus de produits phytopharmaceutiques.
     Sur le terrain, on constate que la diminution de l'usage des fongicides favorise la réémergence de l'ergot de seigle.

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon introduction_mycotoxines.pdf

08.08.Q04 : Quelques intoxications alimentaires aux mycotoxines, au cours des siècles

Les mycotoxines sont des métabolites secondaires sécrétés par des moisissures appartenant principalement aux genres Aspergillus, Penicillium et Fusarium. La présence de mycotoxines dans les aliments destinés à la consommation humaine ou animale est potentiellement dangereuse en raison de leurs effets toxiques. Il est important de rappeler que la plupart des mycotoxines qui inquiètent les toxicologues alimentaires sont thermostables : on peut les retrouver dans un produit après cuisson.
     À l'heure où les pesticides et les additifs sont accusés d'être responsables des pires effets toxiques de l'Histoire, et où un retour au naturel est prôné pour revenir à une alimentation saine, il est nécessaire de se retourner vers le passé pour constater que, dans de nombreux épisodes à travers le monde, des contaminants naturels ont provoqué des épidémies entraînant de nombreux victimes et décès.

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon intoxication_mycotoxines.pdf

08.08.Q05 : Quelques intoxications alimentaires aux métaux lourds au cours de l'Histoire

     Ces exemples d'intoxication alimentaire aux métaux lourds, à travers les siècles, ont amené les toxicologues du XXe siècle à mettre au point des protocoles d'évaluation du risque pour le consommateur, qui ont permis aux gestionnaires du risque d'établir des limites maximales à ne pas dépasser dans les denrées alimentaires. Évaluation du risque et limites maximales sont revues régulièrement au vu des nouvelles données.
Qu'en sera-t-il de nos descendants lointains ? Dans une publication très sérieuse, Chyka et Banner  répertorient les cas d'intoxications dans la série de science-fiction Star Strek. Selon eux, on en retrouve dans 35 % des épisodes : 13 environnementaux, 9 intentionnels, 5 non intentionnels et 4 homicides impliquant des biotoxines, des neurotoxines, des radiations, des cytotoxines, des toxines temporales, des acides et des phytotoxines. Mais dans un seul cas, une contamination alimentaire est impliquée ! Cela signifierait-il que la sécurité sanitaire des aliments serait parfaitement contrôlée dans le futur ?

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon intoxications_alim_metaux_lourds.pdf

08.08.Q06 : Colorants et sécurité alimentaire

     La réévaluation des colorants alimentaires a été la première étape de la réévaluation de l’ensemble des additifs, à la demande de la Commission européenne, en raison de l’ancienneté de la plupart des évaluations réalisées par le Scientific Committee of Food (instance européenne qui a précédé l'EFSA).
     La majorité d’entre elles dataient du XXe siècle, réalisées souvent entre 1975 et 1985. Depuis cette période, la toxicologie a fait de nombreux progrès, tant sur le plan expérimental que dans l’interprétation des résultats.
     S’il n’a pas été demandé aux industriels de renouveler les études existantes, même anciennes, de nouvelles études étaient cependant disponibles, apportant souvent un éclairage nouveau sur le risque ou l’absence de risque de tel ou tel colorant.

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon colorants_et_securite_alimentaire.pdf

08.08.Q07 : Hexane et sécurité sanitaire des aliments

Résumé
Hexane et sécurité sanitaire des aliments    
Pour considérer que la présence d'hexane dans des denrées alimentaires pourrait faire courir des risques aux consommateurs, il faut attendre la réévaluation du risque actuellement menée par l'Efsa, sur la base de données récentes en matière de spécifications, d'exposition et de toxicologie..

Abstract
Hexane and Food Safety
To consider whether the presence of hexane in foodstuffs could pose a risk to consumers, we must await the risk reassessment currently being conducted by EFSA, based on recent data on specifications, exposure, and toxicology.
 

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon hexane_et_securite_sanitaire_aliments.pdf

08.08.Q08 : Clostridium botulinum et botulisme

Résumé
Clostridium botulinum et botulisme
          La bactérie Clostridium botulinum est responsable d'intoxications alimentaires graves, en produisant une neurotoxine mortelle.
     La consommation d'aliments contaminés – dans lesquels une neurotoxine a été produite – peut entraîner un botulisme alimentaire, qui cependant demeure peu fréquent grâce aux conditions des traitements thermiques industrielles de stérilisation.
     Le botulisme alimentaire, dû à la consommation d'aliments transformés de manière inadéquate, est une maladie rare mais potentiellement mortelle s'il n'est pas diagnostiqué rapidement et traité par une antitoxine.
     Les conserves familiales, les aliments préservés ou fermentés peuvent être une source courante de botulisme alimentaire, aussi leur préparation exige une extrême prudence.
     La croissance des bactéries et la formation de toxines se produisent dans les aliments à faible teneur en oxygène, et dans certaines combinaisons de température de stockage et de paramètres de conservation.
     Clostridium botulinum produit des spores que l'on trouve couramment dans l'environnement, notamment dans le sol, les rivières et l'eau de mer. Ces spores peuvent résister à des conditions extrêmes, telles que la haute pression, les rayons UV et les traitements thermiques, mais aussi peuvent survivre pendant des années.

Abstract
Clostridium botulinum and botulism
The bacterium Clostridium botulinum is responsible for severe food poisoning, producing a deadly neurotoxin.
Consuming contaminated food—in which a neurotoxin has been produced—can lead to foodborne botulism, which, however, remains uncommon thanks to the conditions of industrial heat sterilization processes.
Foodborne botulism, caused by consuming improperly processed foods, is a rare but potentially fatal illness if not diagnosed promptly and treated with an antitoxin.
Home-canned, preserved, or fermented foods can be a common source of foodborne botulism, so their preparation requires extreme caution. Bacterial growth and toxin formation occur in foods with low oxygen levels and under certain combinations of storage temperatures and preservation parameters.
Clostridium botulinum produces spores that are commonly found in the environment, including soil, rivers, and seawater. These spores can withstand extreme conditions, such as high pressure, UV radiation, and heat treatments, and can also survive for years.

Keywords : food poisoning, neurotoxin

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon clostridium.pdf

08.08.Q09 : Danger et risque en toxicologie alimentaire : l’exemple de l’acétamipride

Résumé

Danger et risque en toxicologie alimentaire : l’exemple de l’acétamipride
     Il est essentiel de bien discriminer les notions de danger et de risque en toxicologie, quelle que soit la substance étudiée.
     Dans le cas de l’acétamipride, il y a une marge de sécurité d’environ 200 000 entre la dose potentiellement cancérigène identifiée par l’Efsa en 2016 chez l’animal, le danger et l’exposition réelle au vu de la DJA.
    Ni le Centre international de recherche contre le cancer, ni l’Agence européenne des produits chimiques n’ont classé à ce jour (en 2025) l’acétamipride parmi les produits cancérigènes.
Abstract
Hazard and Risk in Food Toxicology: The Example of Acetamiprid
It is essential to clearly distinguish between the concepts of hazard and risk in toxicology, regardless of the substance being studied.
In the case of acetamiprid, there is a safety margin of approximately 200,000 between the potentially carcinogenic dose identified by EFSA in 2016 in animals, the hazard, and actual exposure based on the ADI.
Neither the International Agency for Research on Cancer nor the European Chemicals Agency have classified acetamiprid as a carcinogen to date (as of 2025).

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon dangers_risques_de_lacetamipride.pdf

08.08.Q10 : Mercure, méthylmercure et sécurité sanitaire des aliments

Résumé
Mercure, méthylmercure et sécurité sanitaire des aliments
     Le méthylmercure est la forme la plus toxique du mercure pour l’humain, avec un impact majeur sur le développement neurologique du fœtus et du jeune enfant.
     L’alimentation est la principale voie d’exposition, dominée par la consommation de poissons et de produits de la mer ; les poissons prédateurs concentrent les teneurs les plus élevées.
     Le risque moyen est faible en population générale, mais des dépassements des valeurs toxicologiques de référence persistent chez les forts consommateurs, y compris en France (données Anses EAT2 et EAT3).
     La gestion du risque repose sur un double levier : des limites maximales réglementaires adaptées aux espèces (règlement UE 2023/915) et des recommandations de consommation ciblées pour les populations à risque.
     Au quotidien, il ne s’agit pas d’éviter le poisson, mais de varier les espèces et de limiter la consommation de grands poissons prédateurs, en particulier chez les femmes enceintes/allaitantes et les jeunes enfants.
     Les polémiques sur l’unification des seuils réglementaires en mercure dans les poissons, au niveau le plus bas, reposent sur une confusion entre limites maximales réglementaires et valeurs toxicologiques de référence : la protection du consommateur repose sur une approche globale d’évaluation et de gestion du risque, intégrant niveaux de contamination, habitudes alimentaires et vulnérabilité des populations.
    La présence de méthylmercure dans certaines espèces de poissons est connue, surveillée et encadrée par la réglementation européenne. Les recommandations de consommation ne visent pas à décourager la consommation de poisson, mais à permettre à chacun, en particulier aux populations les plus sensibles, de bénéficier de ses qualités nutritionnelles tout en limitant son exposition au méthylmercure.

Abstract
Mercury, methylmercury, and food safety
     Methylmercury is the most toxic form of mercury for humans, with a significant impact on the neurological development of fetuses and young children.
     Diet is the primary route of exposure, driven largely by the consumption of fish and seafood; predatory fish contain the highest levels.
     While the average risk to the general population is low, high consumers—including in France—continue to exceed toxicological reference values (based on Anses EAT2 and EAT3 data).
     Risk management relies on a two-pronged approach: species-specific regulatory maximum limits (EU Regulation 2023/915) and targeted consumption recommendations for at-risk groups.
     In daily life, the goal is not to avoid fish, but to vary species and limit the consumption of large predatory fish, particularly for pregnant or breastfeeding women and young children.
     Debates regarding the harmonization of regulatory mercury thresholds in fish at the lowest possible level often stem from a confusion between regulatory maximum limits and toxicological reference values; consumer protection relies on a comprehensive risk assessment and management approach that factors in contamination levels, dietary habits, and population vulnerability.
     The presence of methylmercury in certain fish species is known, monitored, and regulated under European law. Consumption recommendations are not intended to discourage fish consumption, but rather to enable everyone—especially the most vulnerable groups—to benefit from the nutritional value of fish while limiting exposure to methylmercury.

Keywords: toxicity, EFSA, ANSES

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon mercure_methylmercure.pdf

08.08.Q11 : Cadmium et sécurité sanitaire des aliments (première fiche)

Résumé
Cadmium et sécurité sanitaire des aliments (première fiche)
     Si le cadmium est un élément-trace métallique naturellement présent dans l'environnement (sol, eau, air), sa présence dans l'alimentation peut être augmentée via les activités industrielles et agricoles (engrais minéraux). Hors tabagisme, la principale source d'exposition est l'alimentation.
     C'est un toxique cumulatif dont la toxicité cible essentiellement les reins (dysfonctionnement et insuffisance rénale) et le tissu osseux (ostéoporose, fractures).
     Les principaux aliments contributeurs à l'exposition sont les pommes de terre, le pain et la panification sèche raffinés, les légumes, les viennoiseries, gâteaux et pâtisseries, les pâtes, le riz, le blé, les crustacés et mollusques
     Une dose journalière tolérable a été établie par l'Anses sur la base de l'effet critique sur le tissu osseux : 0,35 g Cd/kg pc/jour. Compte tenu des dépassements de la DJT observés chez les enfants et les adultes, il y a un risque lié à l'exposition au cadmium.
     La réduction des apports en cadmium est faisable en agissant sur les matières fertilisantes (engrais phosphatés) et en promouvant une évolution des pratiques agricoles.
     Il n’a pas été possible à l’ANSES de conclure quant à une différence entre aliments issus de l’agriculture biologique et ceux issus de l’agriculture conventionnelle.

Abstract
Cadmium and Food Safety (First Fact Sheet)
While cadmium is a naturally occurring metallic trace element in the environment (soil, water, air), its presence in food can be increased through industrial and agricultural activities (mineral fertilizers). Aside from smoking, the main source of exposure is food.
It is a cumulative toxin whose toxicity primarily targets the kidneys (renal dysfunction and failure) and bone tissue (osteoporosis, fractures).
The main foods contributing to exposure are potatoes, refined bread and dried bread products, vegetables, pastries, cakes and cakes, pasta, rice, wheat, crustaceans, and mollusks.
An acceptable daily intake has been established by ANSES (French Agency for Food, Environmental and Occupational Health & Safety) based on the critical effect on bone tissue: 0.35 µg Cd/kg bw/day. Given the observed exceedances of the tolerable daily intake (TDI) in children and adults, there is a risk associated with cadmium exposure.
Reducing cadmium intake is achievable by modifying fertilizers (phosphate fertilizers) and promoting changes in agricultural practices.
ANSES was unable to draw conclusions regarding a difference between organic and conventionally grown foods.

Keywords: metabolism, toxicity, TDI, exposure, risk characterization

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon cadmium_et_securite_sanitaire_des_aliments_fiche_1.pdf

08.08.Q12 : Cadmium et sécurité sanitaire des aliments (seconde fiche)

Résumé
Cadmium et sécurité sanitaire des aliments (seconde fiche)
La fiche 08.08.Q11 présente le cadmium sous l’angle de la sécurité sanitaire des aliments. Cette seconde fiche présente les principaux tableaux de données sur lesquelles s’est appuyé l'exposé de la première fiche.

Abstract
Cadmium and Food Safety (Second Fact Sheet)
Fact Sheet 08.08.Q11 presents cadmium from a food safety perspective. This second fact sheet presents the main data tables used in the first fact sheet.

Keywords: metabolism, toxicity, TDI, exposure, risk characterization

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon cadmium_et_securite_sanitaire_des_aliments_fiche_2.pdf

08.08.Q13 : Effets bactéricides des nitrates et des nitrites dans les viandes transformées

Résumé
Effets bactéricides des nitrates et des nitrites dans les viandes transformées texte
     Le nitrite joue un rôle important en tant qu'agent bactériostatique et bactéricide sur certaines espèces de bactéries. Ce rôle a différents degrés d'efficacité dans la prévention ou le contrôle de la multiplication de ces bactéries.
Cette activité est directement liée au niveau de stress oxydatif causé par le peroxynitrite ; ce stress oxydatif dépend des concentrations de nitrate et de nitrite. Leurs niveaux de concentration, leur production et leur cinétique de réaction dépendent également du pH, des taux de chlorure de sodium (NaCl) et d'ascorbate/érythorbate qui sont des accélérateurs des salaison.
Des études sont en cours en France, gamme de produits par gamme de produits, pour réduire ou supprimer les concentrations en nitrite selon la viande transformée.

Abstract
Bactericidal effects of nitrates and nitrites in processed meats
Nitrite plays a significant role as a bacteriostatic and bactericidal agent against certain bacterial species. Its effectiveness in preventing or controlling the proliferation of these bacteria varies.
This activity is directly linked to the level of oxidative stress caused by peroxynitrite; this oxidative stress depends on nitrate and nitrite concentrations. Their concentration levels, production, and reaction kinetics also depend on pH and the levels of sodium chloride (NaCl) and ascorbate/erythorbate, which act as curing accelerators.
Studies are currently underway in France—addressing specific product ranges—to reduce or eliminate nitrite concentrations depending on the type of processed meat.

Keywords: preservation

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon effets_bactericides_nitrates_et_nitrites.pdf

08.08.Q14 : Aliments et pratiques impliqués dans les infections d'origine alimentaire

Résumé :

Les aliments impliqués dans les infections d'origine alimentaire sont majoritairement des viandes qui sont responsables de 60 % du fardeau sanitaire, avec surtout les viandes de volailles qui représentent 35 % du fardeau et les viandes porcines et bovines avec chacune environ 10 % du fardeau.

Les produits laitiers, les végétaux, les plats cuisinés et les œufs représentent chacun approximativement 10 % du fardeau sanitaire.

La cuisson insuffisante des aliments, les contaminations croisées entre aliments et la conservation trop longue ou dans de mauvaises conditions sont des pratiques défectueuses responsables de 70 % du fardeau sanitaire. Les infections survenant suite à la consommation d'aliments à consommer en l'état sans erreur à la préparation représentent 20 % du fardeau sanitaire des infections alimentaires. 

Abstract :

     Meat products are the primary source of foodborne infections, accounting for 60% of the health burden; poultry is the leading contributor at 35%, while pork and beef each account for approximately 10%.

     Dairy products, plant-based foods, ready-made meals, and eggs each represent approximately 10% of the health burden.

     Improper practices—specifically undercooking, cross-contamination, and storage that is either too prolonged or conducted under poor conditions—are responsible for 70% of the health burden. Infections resulting from the consumption of ready-to-eat foods, in the absence of preparation errors, account for 20% of the health burden associated with foodborne infections.

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon aliments_infections.pdf

08.08.Q15 : Les corps étrangers dans les aliments, partie 1 : données physiologiques et dangers pour la santé

Résumé

Les corps étrangers dans les aliments, partie 1 : données physiologiques et dangers pour la santé
     Les corps étrangers dans les aliments (intrinsèques ou extrinsèques) – même si la plupart du temps ils sont évacués par les voies naturelles après ingestion – présentent des dangers certains, surtout chez le jeune enfant ; ces dangers sont liés à des spécificités anatomiques et physiologiques.
     Le niveau de sévérité est fonction des caractéristiques du corps étranger (nature, forme, taille).
     Les autorités ont fait des recommandations concernant les tailles critiques, en fonction des types de dangers encourus.
     Les mesures de maîtrise de la présence des corps étrangers font avant tout appel au bon sens, à la rigueur des pratiques tout au long de la chaîne alimentaire (amont agricole/transformation/distribution) et à la formation et responsabilisation des personnels.
     En complément des mesures de prévention, des dispositifs de détection, de tri et d'élimination doivent être mis en place, tels des filtres, des aimants, des technologies d’imagerie industrielle.
Cette fiche est complétée par la fiche 08.02.Q14 Les corps étrangers dans les aliments, partie 2 : réglementations, recommandations et moyens de maîtrise.

Abstract
Foreign Bodies in Food, Part 1: Physiological Data and Health Hazards
Foreign bodies in food (intrinsic or extrinsic)—although they are most often eliminated naturally after ingestion—present certain dangers, especially for young children; these dangers are linked to specific anatomical and physiological characteristics.
The level of severity depends on the characteristics of the foreign body (nature, shape, size).
Authorities have made recommendations regarding critical sizes, based on the types of hazards involved.
Measures to control the presence of foreign bodies primarily rely on common sense, rigorous practices throughout the food chain (upstream agriculture/processing/distribution), and staff training and accountability.
In addition to preventive measures, detection, sorting, and disposal systems must be implemented, such as filters, magnets, and industrial imaging technologies. This sheet is supplemented by sheet 08.02.Q14 Foreign bodies in food, part 2: regulations, recommendations and means of control.
 

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon les_corps_etrangers_dans_les_aliments_part_1.pdf

08.08.Q16 : Les corps étrangers dans les aliments, partie 2 : réglementations, recommandations et moyens de maîtrise

Résumé
Les corps étrangers dans les aliments, partie 2 : réglementations, recommandations et moyens de maîtrise
     Les corps étrangers dans les aliments (intrinsèques ou extrinsèques) – même si la plupart du temps ils sont évacués par les voies naturelles après ingestion – présentent des dangers certains, surtout chez le jeune enfant ; ces dangers sont liés à des spécificités anatomiques et physiologiques.
     Le niveau de sévérité est fonction des caractéristiques du corps étranger (nature, forme, taille).
     Les autorités ont fait des recommandations concernant les tailles critiques, en fonction des types de dangers encourus.
     Les mesures de maîtrise de la présence des corps étrangers font avant tout appel au bon sens, à la rigueur des pratiques tout au long de la chaîne alimentaire (amont agricole/transformation/distribution) et à la formation et responsabilisation des personnels.
     En complément des mesures de prévention, des dispositifs de détection, de tri et d'élimination doivent être mis en place, tels des filtres, des aimants, des technologies d’imagerie industrielle.

Abstract
Foreign bodies in food, part 2: regulations, recommendations and means of control
Foreign bodies in food (intrinsic or extrinsic)—even though they are most often eliminated naturally after ingestion—present certain dangers, especially for young children; these dangers are linked to specific anatomical and physiological characteristics.
The level of severity depends on the characteristics of the foreign body (nature, shape, size).
Authorities have made recommendations regarding critical sizes, based on the types of hazards involved.
Measures to control the presence of foreign bodies primarily rely on common sense, rigorous practices throughout the food chain (upstream agriculture/processing/distribution), and staff training and accountability.
In addition to preventive measures, detection, sorting, and disposal systems must be implemented, such as filters, magnets, and industrial imaging technologies.
 

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon les_corps_etrangers_dans_les_aliments_part_2.pdf

08.08.Q17 : Évaluation du risque des additifs autorisés en charcuterie

Ce qu'il faut retenir de la fiche :

     Les évaluations du risque réalisées récemment par l'Efsa montrent que les additifs autorisés en charcuterie ne font pas courir de risque aux consommateurs, dans la mesure où l'exposition moyenne du consommateur, toutes origines confondues, est inférieure à la DJA.
     Bien que l'exposition du consommateur aux nitrites en tant qu'additif (E249, E250) ne représente qu'une très petite part de la DJA, l'exposition du consommateur aux nitrites toutes sources confondues peut dépasser la DJA.   De plus, les résultats de certaines études épidémiologiques interrogent sur l'exposition des consommateurs à ces molécules. Comment diminuer cette exposition ? Faut-il – comme certains le suggèrent – interdire ces additifs, ou plutôt jouer sur l'apport de nitrites et nitrates via les sources naturelles et les sources de contamination ?
     Il est nécessaire de replacer ce danger dans un contexte d'analyse bénéfice/risque. Les nitrites ne sont pas utilisés en charcuterie pour éviter que le jambon ne soit pas gris (ils y contribuent cependant), mais pour éviter la présence de la toxine naturelle la plus dangereuse au monde : la toxine botulinique, pour laquelle il est estimé que 1 milligramme cette toxine peut tuer en une fois 7 000 personnes.
     L'exposition du consommateur aux nitrites comme additif alimentaire ne représente que 10 % de la dose qui ne fait pas courir de risque aux consommateurs.
      L'effet cancérigène des nitrites à ces doses n'est pas prouvé scientifiquement à ce jour. Il faut donc choisir entre le risque d'être exposé à de faibles doses inoffensives de nitrite en tant qu'additif, ou à de faibles doses de toxine botulinique celle-ci extrêmement toxique. C'est ce que l'on appelle une analyse bénéfice/risque.

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon risques_additifs_charcuterie.pdf

08.08.R01 : Limites maximales des mycotoxines de Fusarium dans l’alimentation humaine

L'opinion répandue...

« On ne sait pas ce que sont les mycotoxines, ni les risques éventuels que cela représente pour la santé... »

L'analyse de l'Académie :

« Les mycotoxines sont des composés naturels souvent très toxiques, libérés par des champignons dans les denrées d’origine végétale qu’ils colonisent. On en trouve ainsi dans les grains, les farines et les tourteaux, dans les légumes, les fruits, les jus ou les vins... Il existe des centaines de mycotoxines. Beaucoup se rencontrent sur les produits bruts récoltés : on parle alors de mycotoxines « de champ ». D’autres se développent dans les grains en conservation : on les appelle des mycotoxines « de stockage ». Certaines mycotoxines font l’objet d’une réglementation européenne qui fixe les teneurs maximales au-dessus desquelles une denrée ne peut pas être mise sur le marché pour l’alimentation humaine. Parmi les plus encadrées se trouvent les mycotoxines de Fusarium (déoxynivalénol, zéaralénone, fumonisines B1 et B2). Des normes plus élevées que celles fixées pour l’homme sont recommandées pour les grains livrés à l’alimentation animale. »

Source documentaire :

Règlement (CE) n¨1881/2006 modifié; Règlement (CE) n°1272/2009 modifié; CODEX STAN 199-1995 Normes Codex pour le blé tendre et le blé dur; Intercéréales, 2014

Date de rédaction :

Octobre 2017

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon 08.08.r01_limites_max_fusarium.pdf

08.08.R02 : Programme européen d’analyse des résidus de produits phytopharmaceutiques dans l’alimentation

Opinion répandue
« Toutes les productions agricoles traitées avec des pesticides contiennent des niveaux de résidus dangereux pour la santé. »

Notre analyse
En fait, la majorité des denrées agricoles ayant reçu un ou plusieurs traitements de protection durant la végétation de la culture ne contiennent pas de résidus décelables.
C’est ce qui ressort clairement des rapports de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) pour la période 2011-2023.
La figure réalisée regroupe le résultat des contrôles réalisés dans 30 pays d’Europe sur 13 années consécutives. Elles concernent plus de 1 100 000 échantillons soumis à un dépistage réalisé à l’aide du matériel d’analyse le plus moderne et portant sur plus de 400 substances actives.
On constate que la majorité des denrées analysées ne montrent la présence d’aucun résidu quantifiable. Moins de 42 % des échantillons présentent un ou plusieurs résidus décelés en dessous des limites maximales autorisées (LMR), limites définies pour garantir la sécurité sanitaire des consommateurs.
Regroupées, ces deux catégories montrent que plus de 96,5% des denrées mises en marché sont conformes à la réglementation.
Sur la période 2011-2023, il existe un faible pourcentage d’échantillons non conformes, très majoritairement issus de denrées agricoles introduites sur le marché européen à partir d’états extérieurs à l’Union.

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon 08.08.r02_les_residus_de_produits_phytopharmaceutiques_dans_lalimentation_2025.pdf

08.08.R03 : Exposition des consommateurs aux minéraux : Extrait de la synthèse des résultats de EAT2 publiée par l’ANSES le 21 juin 2011

L'opinion répandue :

« Les sels minéraux apportée par l’eau de boisson et les aliments sont bons pour notre santé. »

L'analyse de l'Académie :

« S’il est vrai que beaucoup de sels minéraux sont indispensables au bon fonctionnement de notre organisme, des apports trop faibles ou trop élevés sont de nature à entrainer des troubles importants.

Douze sels minéraux ont été analysés par l’EAT2 et détectés dans 88% des 14500 analyses réalisées.

Le sodium, le zinc et le cuivre semblent devoir faire l’objet d’attentions particulières, en particulier pour les personnes les plus concernées par des apports excessifs ou des manques évidents. Dans le cas du chrome, les connaissances en tous domaines sont encore beaucoup trop faibles pour que l’existence d’un risque quelconque puisse être appréciée.

En règle générale, il existe toujours bon nombre d’insuffisances dans les méthodes d’analyses concernant les minéraux et surtout, une connaissance trop fragmentaire du statut nutritionnel de certains d’entre eux et sur l’étendue des besoins de l’organisme humain selon son sexe et son âge. »

Source documentaire :

EAT2 est une enquête de l’alimentation totale réalisée sur fonds publics par l’ANSES en 2006-2007 afin de mesurer l’exposition des consommateurs à 445 contaminants potentiels de l’alimentation

Date de rédaction :

Décembre 2018

Fiche téléchargeable au format PDF, ci-dessous :

PDF icon 08.08.r03_exposition_aux_mineraux.pdf

Pages